Les mesures économiques prises par Hollande, et très critiquées par les entreprises, finissent tardivement par porter leurs fruits.

Le patron du Medef Pierre Gattaz et le Président de la République ont entretenu des relations étroites mais compliquées.
Le patron du Medef Pierre Gattaz et le Président de la République ont entretenu des relations étroites mais compliquées. © Maxppp / ZIHNIOGLU KAMIL

Critiqué de toute part par le patronat pendant tout son quinquennat, François Hollande aura pourtant consacré l'essentiel de sa politique économique à aider les entreprises, malgré les 41 milliards d'aide apportés aux entreprises à travers le pacte de responsabilité et du CICE. A l'heure du départ de François Hollande, malgré les critiques, le patronat dresse un bilan en demi-teinte de l'action économique envers les entreprises: CICE, Pacte de stabilité, prime pour l'emploi des mesures dont les effets se font toujours attendre sur le front de l'emploi.

Le quinquennat Hollande en matière économique, c'est d'abord plusieurs ministres et plusieurs directions Arnaud Montebourg, Michel Sapin, Emmaunel Macron, Benoît Hamon, Myriam El Khomry ont occupé des postes au budget, aux finances, au travail ou à l'économie sociale et solidaire faisant ou défaisant des réformes qui n'allaient pas toutes dans le même sens.

Ce qui restera la mesure économique phare de la présidence hollande c'est sans doute le pacte de responsabilité. Fin 2013, la direction prise par François Hollande en matière économique devient plus claire avec ce pacte de responsabilité et de solidarité. Le chef de l'Etat expose un ensemble de mesures lors de ses vœux. Il parle d'un pacte « fondé sur le principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social. »

La mesure phare : le CICE

Pour les entreprises la mesure phare du quinquennat restera l'allégement massif d'impôts et de charges.

Fragilisées par la crise, les PME ont aujourd'hui retrouvé des niveaux de marges historiques et l'investissement redémarre. Certes, ces 41 milliards d'euros, cadeau fiscal pour les uns, ballon d'oxygène pour les autres, n'ont pas permis de crée suffisamment d'emploi.

Pourtant le CICE et le Pacte de responsabilité ont en revanche sauvé de la faillite des dizaines de milliers d'entreprises reconnait le patronat. François Hollande aura égrené au final une vingtaine de dispositifs pour les entreprises avec des exonérations de charges, la prime à l'embauche, la loi travail ou la possibilité de renouveler deux fois un CDD.

Aucun de ces dispositifs n'aura en revanche trouvé véritablement grâce aux yeux du patronat. Malgré les critiques et les postures, l'accumulation de mesure sociales tel le compte pénibilité perçues comme des contraintes administrative "le bilan du quinquennat Hollande aura été extrêmement favorable aux entreprises" estime pour sa part l'économiste Eric Heyer à l' OFCE.

L'emploi ou l'impossible pari de l'inversion de la courbe du chômage

Prioritairement, la question de l'emploi en particulier celui des jeunes devait être au cœur des préoccupations des gouvernements formés par Jean-Marc Ayrault puis de Manuel Valls, les deux Premiers ministres du président socialiste. Pendant 5 ans, la principale bataille de François hollande a été celle de l'emploi. Il avait d'ailleurs conditionné sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 à l’inversion de la courbe du chômage.

En septembre 2012, il avait promis d'inverser la courbe ascendante du chômage dès l'année suivante. Cinq ans plus tard, cette baisse du chômage point timidement mais la tendance demeure incertaine. Après une légère baisse en 2016 avec 105.400 chômeurs de moins inscrits à Pôle emploi, le nombre de chômeurs a encore augmenté de 43.700 (+1,3%) en mars.

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