siemens s'invite dans le dossier alstom
siemens s'invite dans le dossier alstom © reuters

Le groupe allemand Siemens a fait dimanche irruption dans le dossier du rachat des activités d'Alstom dans l'énergie, cible du géant américain General Electric.

Un conseil d'administration du groupe français est prévu ce dimanche pour étudier l'offre d'un montant de 13milliards de d'euros) de General Electric, avaient déclaré vendredi des sources proches du dossier.

Le président de "GE", Jeffrey Immelt, est attendu à Paris, où il devait rencontrer le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, un rendez-vous toutefois reporté de quelques jours. Mais Siemens, déjà intéressé par le rachat des activités d'Alstom dans l'énergie en 2004, au moment du sauvetage du groupe français, est entré dans la danse dimanche.

Dans un communiqué, Siemens a précisé:

Siemens a transmis au conseil d'administration d'Alstom une correspondance, dans laquelle l'entreprise fait part de sa disposition à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future.

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Siemens ajoute que, "dans le contexte actuel", il ne donnera pas "dans l'immédiat de plus amples précisions". Une porte-parole d'Alstom s'est refusée à tout commentaire dans l'immédiat et n'a pas confirmé réception de ce courrier.

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Arnaud Montebourg avait déclaré vendredi travailler à "d'autres solutions" que General Electric et, de source proche du dossier, on souligne que l'exécutif français voit d'un bon oeil l'entrée du groupe allemand dans la négociation.

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Arnaud Montebourg, ardent promoteur du patriotisme économique, a indiqué vendredi qu'il disposait d'un "certain nombre d'autres solutions" qu'un accord avec GE pour éviter un démantèlement d'Alstom.

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Ce fleuron de l'industrie française avec, notamment, ses TGV, emploie 18.000 personnes en France sur un total de 90.000 dans le monde mais est en difficulté.

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