Lors de ses vœux aux Français, le chef de l’Etat a proposé un "pacte de responsabilité" aux entreprises. L’idée, "moins de charges" sur leurs activités, et en contrepartie, "plus d’embauches". Le projet est encore flou, mais il suscite déjà le débat.

Pendant son allocution, le président a répété que la bataille pour l'emploi restait sa priorité, alors que 2013 s'est achevé avec une hausse du chômage en novembre (17 800 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires). Il a donc lancé cette idée de pacte qui allègerait les contraintes pour les entreprises, afin de les inciter à embaucher.

Je propose un pacte de responsabilité aux entreprises. Il est fondé sur un principe simple. Moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités, et en même temps, une contrepartie : plus d'embauches et plus de dialogue social.

Pour le moment, le projet est assez flou. François Hollande en dira peut-être plus lors de la conférence de presse qu'il tiendra à la mi-janvier.

Le patronat demande à voir

LeMedef , plus grande organisation patronale de France, se dit prêt à s'impliquer dans cette idée, comme l'a indiqué Pierre Gattaz, son président, dans un communiqué.

Le Medef est prêt à participer et à s'impliquer activement pour bâtir concrètement le pacte annoncé par le président de la République. Il faut cependant avancer rapidement car il y a urgence.

L'organisation avait d'ailleurs déjà proposé, à la mi-novembre, un "pacte de confiance pour la croissance et l'emploi". Elle s'engageait à créer un million d'emploi sur cinq ans, à conditions que cinq mesures soient mises en oeuvre : allègement de la fiscalité, baisse du coût du travail, simplification administrative, baisse des dépenses publiques et des obstaces à l'emploi.

La CGPME , qui fédère les petites et moyennes entreprises, demande à voir, mais reste pour l'instant sur ses gardes, à l'image de Jean-Eudes Dumesnil, son secrétaire général.

Quand les entreprises sont en capacité d'embaucher, elles le font, sans attendre qu'on leur fasse de grandes déclarations ou des promesses.

Côté syndicats en revanche, Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière , juge cette idée "inquiétante".

On va baisser les charges des entreprises et on va leur demander en contrepartie d'embaucher : c'est un peu léger comme raisonnement [...] On est vraiment dans une logique libérale.

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