Le gouvernement va annoncer ce lundi une série de mesures visant à renforcer l'économie circulaire et recycler davantage de déchets. Car aujourd'hui, un tiers de nos poubelles n'est ni recyclable, ni biodégradable.

Chaque année, un Français jette à la poubelle 200 kg de déchets qui ne sont ni recyclables, ni biodégradables.
Chaque année, un Français jette à la poubelle 200 kg de déchets qui ne sont ni recyclables, ni biodégradables. © AFP / JULIAN STRATENSCHULTE

Jouets cassés, vieilles casseroles, raquettes de tennis... Chaque année, un tiers de la poubelle des Français (200 kilos) n'a pas de filière de recyclage et prend la direction des décharges, où les déchets seront incinérés ou enfouis. Le gouvernement dévoile ce lundi, à l'occasion de la visite d'Edouard Philippe dans une usine Seb de Mayenne, sa feuille de route sur l'économie circulaire, après plusieurs mois de concertation, une mission et un rapport, le rapport Vernier, remis fin mars.

L'économie circulaire, c'est une réponse pour en finir avec le tout jetable, en donnant une seconde vie aux produits, en les recyclant ou les valorisant. Ce lundi matin, le Premier ministre devrait annoncer son plan : une cinquantaine de mesures.

De 14 à 18 filières de recyclages

Premier axe de travail, l'élargissement des filières REP, ces filières de recyclages qui concernent aujourd'hui 14 familles de produits tels que les emballages plastiques, les déchets électroniques (DEEE), les meubles ou encore les pneus. De nouvelles filières pourraient être créées pour les jouets, le matériel de sport, le bricolage et pourquoi pas les mégots de cigarettes.

Jusqu'alors, les filières REP étaient peu contraintes. Cette fois-ci, il est question, pour la première fois, de sanctionner les éco-organismes qui gèrent ces filières de recyclage, si leurs objectifs ne sont pas remplis. 

Car aujourd'hui, 6 bouteilles en plastique sur 10 sont recyclées, 1 canette sur 2, 1 pile sur 3... 

La feuille de route prévoit également de s'attaquer au problème des épaves de voitures.  Chaque année, des centaines de milliers de véhicules usagers disparaissent dans la nature,  au lieu d'être recyclés en bonne et due forme. À l'avenir, l'automobiliste serait obligé de fournir un certificat de destruction de véhicule, fourni par un centre agréé, s'il veut résilier son assurance auto. 

Enfin, le gouvernement souhaite simplifier les logos de consigne de tri sur les produits en vente. Avec une vingtaine de logos différents existants, le consommateur s'y perd, d'autant plus que la signalétique Triman, le petit bonhomme avec 3 flèches, est obligatoire depuis deux ans mais ne figure que sur 24 % des emballages.

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