[scald=221061:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le redressement des comptes publics est douloureux mais nécessaire pour que la France conserve la maîtrise de ses finances publiques, déclare le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, dans un entretien au Journal du Dimanche.

Le gouvernement, qui vient d'abandonner son objectif de réduire les déficits à 3% du PIB cette année, vise 5 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2014 sur le seul périmètre de l'Etat et cherchera 6 milliards de recettes nouvelles pour maintenir le niveau des prélèvements globaux.

Pour cette année, "compte tenu de la faiblesse de la conjoncture actuelle, il n'est pas question de demander d'efforts nouveaux aux Français", dit Jérôme Cahuzac.

Pour trouver 5 milliards l'an prochain, "tous les crédits sont potentiellement visés", ajoute-t-il. "Il n'y a pas de ministère intouchable. Mais l'Education nationale, la police et la gendarmerie sont exemptées d'effort sur leurs effectifs."

"Cela peut être douloureux mais c'est nécessaire. Nous pouvons agir avec discernement", poursuit Jérôme Cahuzac. "Sans cet effort, notre pays perdrait le contrôle de ses finances. Il n'aurait plus les moyens d'investir pour sortir de la crise."

Quant aux 6 milliards d'euros de prélèvements nouveaux en 2014, "aucune décision n'est prise sur le détail", dit-il.

"Nous sommes chargés de relever le défi de l'ajustement de nos comptes dans un contexte économique très difficile. Le plus simple est d'assumer cette difficulté, de dire la vérité aux Français", ajoute le ministre du Budget, "car plus les efforts sont rudes, plus la pédagogie est nécessaire".

Le gouvernement doit présenter dans les prochaines semaines la nouvelle trajectoire prévisionnelle des finances publiques, qui doit selon lui atteindre l'équilibre structurel fin 2017.

Jean-Baptiste Vey, édité par Pascal Liétout

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.