Après plusieurs mois de réflexion, le gouvernement a dévoilé ce mercredi 10 octobre les premières mesures de son nouveau système "universel" de retraite, qui devrait prendre effet à partir de 2025.

La retraite "universelle" devrait entrer en vigueur en 2025
La retraite "universelle" devrait entrer en vigueur en 2025 © AFP / Gérard Julien

Qui est concerné ? 

Tous les travailleurs nés à partir de 1963. Le système sera financé par tous les travailleurs, indépendants ou salariés, du public ou du privé. Les revenus d'activité seront pris en compte dans la limite de 120 000 euros bruts annuels, soit 10 000 euros mensuels. 

"Chaque euro cotisé donnera des droits identiques, quel que soit le statut de celui qui cotise et le moment de sa carrière où il cotise", affirme un document du ministère de la Solidarité. À noter que le nouveau système prévoit une pension minimum pour les Français qui auront travaillé toute leur vie à temps partiel ou avec de faibles revenus.

En revanche, la réforme ne concerne ni les retraités actuels, ni ceux qui seront à moins de cinq ans de leur départ en retraite.

Ce qui va évoluer

Du côté des parents, une bonification sera accordée dès le premier enfant, et non plus à partir du troisième comme c'est le cas actuellement. 

Le nouveau système prendra également en compte les spécificités de certaines situations : carrières longues, pénibilité, dangerosité, handicap. Le calcul des droits prendra aussi en compte les primes des fonctionnaires, des militaires et des régimes spéciaux. Enfin, les travailleurs indépendants bénéficieront d'un régime de cotisation adapté.

L'âge légal de départ à la retraite, en revanche, devrait rester fixé à 62 ans.

L'état actuel des retraites en France
L'état actuel des retraites en France © Visactu / Visactu

Ce qui reste à déterminer

La question de la mise en pratique : comment effectuer la transition entre les 42 régimes de retraite actuels, et ce futur système "universel" ? La concertation doit se poursuivre au moins jusqu'en "avril-mai", selon le haut commissaire Jean-Paul Delevoye. Le texte pourrait donc être déposé après les européennes, pour une adoption courant 2019.

Du côté des syndicats, la CGT estime "que ce système va faire baisser le niveau des retraites à un niveau qui va être proche du seuil de pauvreté", selon Catherine Perret, négociatrice.

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