selon renault, la décision de produire des nissan en france n’est pas pas prise
selon renault, la décision de produire des nissan en france n’est pas pas prise © reuters

Des débrayages ont eu lieu dans la plupart des sites du groupe Renault, à l'appel de plusieurs syndicats dont la CGT qui dénoncent le "chantage" exercé "depuis le début" par la direction dans les négociations en vue d'un accord de compétitivité.

A Cergy (53 salariés), Cléon (405), Douai (26), Flins (385), au technocentre de Guyancourt (250), au Mans (190), à Sandouville (275), à la Fonderie de Bretagne (50) et Sovab (103), les usines ont tourné au ralenti ce matin, selon des chiffres fournis par la direction de Renault. Les équipes de l'après-midi devaient également débrayer sur ces sites.

A Flins, usine emblématique de Renault, plusieurs centaines de salariés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, se sont joints à quelque 500 salariés de Renault pour des prises de paroles et un déjeuner commun. Cette action s'est déroulée dans le calme.

Frédéric Géant est le délégué CFDT locale

Au Mans, quelque 300 salariés se sont rassemblés en début d'après-midi devant leur usine pour exprimer leur mécontentement à propos des négociations. Dès l'aube, 170 salariés de l'équipe du matin avaient également débrayé.

Un élu CGT, Richard Germain, a demandé "une autre stratégie pour la boîte parce qu'on est en train d'asphyxier Renault et les établissements en laissant partir les compétences, en voulant augmenter le temps de travail et donc dégrader les conditions de travail".

Après l'annonce par la direction de son projet de supprimer 8.260 d'emplois d'ici à fin 2016, qui doit être négocié dans le cadre d'un accord de compétitivité, la direction de Renault a demandé mardi un gel des salaires en 2013 en échange de l'attribution de nouvelles productions venant de partenaires.

De nouveaux débrayages sont prévus le 29 janvier, à l'appel de la CGT, de la CFDT et de FO.

La CFE-CGC, premier syndicat (29,7%) du groupe derrière la CGT (25,2%), ne s'est pas associée au mouvement de protestation, estimant que les négociations elles-même ne débuteront que le 29 janvier, après sept réunions préparatoires où la direction a abattu ses cartes.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.