Une situation pas comparables avec celle de Volkswagen pour le ministre de l'Economie
Une situation pas comparables avec celle de Volkswagen pour le ministre de l'Economie © MaxPPP

Depuis le mois d'avril, l'État est actionnaire à hauteur de 20% au capital de Renault, au lieu de 15% et cela pour obtenir des droits de vote double. Une manœuvre censée être provisoire mais depuis l'État a dû mal à se séparer de ses participations.

C'est une position délicate pour l'État. Jeudi, l'action de Renault a fini à moins de 10% à la clôture de la Bourse de Paris, après des révélations de soupçons de fraude et l'annonce de perquisitions effectuées la semaine dernière dans plusieurs sites du groupe. L'État, actionnaire de Renault, doit aussi défendre l'intérêt commun. D'où les tests réclamés cet automne par la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, après le scandale Volkswagen, pour tenter de détecter d'éventuelles fraudes des constructeurs automobiles en matière de pollution.

Les résultats ne doivent pas être dévoilés avant plusieurs semaines mais la pollution des voitures Renault en situation réelle serait bien au-dessus des tests en laboratoire.

Le gouvernement tente de rassurer. Une situation "en aucun cas" comparable avec le scandale Volkswagen explique Emmanuel Macron. "Pas de logiciel de fraude" ajoute Ségolène Royal. Les perquisitions et les résultats des tests sont deux choses différentes selon le ministre de l'Économie.

Il y a d'abord les tests faits par une commission indépendante sur les émissions de CO2 des différents contructeurs et en parallèle, les perquisitions de la DGCCRF pour vérifier la fiabilité des informations transmises aux consommateurs, selon le ministre de l'Économie Emmanuel Macron

Hier Renault a perdu plus de quatre milliards d'euros de capitalisation. Mais pour l'État, les effets ne se feraient sentir que sur le long terme. Tant que l'il ne vend pas ses actions, il ne perd rien.

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