Un "Pôle d’excellence" va bien voir le jour dans les Hauts-de-France. Les syndicats s’apprêtent à signer mardi prochain un accord qui en dessine les contours et que nous avons pu parcourir.

Un « Pôle d’excellence » Renault va bien voir le jour dans les Hauts-de-France
Un « Pôle d’excellence » Renault va bien voir le jour dans les Hauts-de-France © AFP / Bertrand GUAY

L’ensemble s’appellera "Renault ElectriCity" et regroupera trois sites en une seule et même filiale. Le premier à Douai sera chargé de la production du premier véhicule de la "Renaulution", la nouvelle Mégane électrique dès l’an prochain. Le second, celui de Maubeuge : l’accord inscrit dans le marbre le développement et l’affectation là aussi, d’un nouveau modèle, mais un utilitaire.

Enfin, le site de Ruitz produira lui des composants essentiels au véhicule électrique, à savoir le bac batterie. 

Jusqu’ici les trois usines fonctionnaient indépendamment l’une de l’autre. Désormais, ce sera une même organisation, un système de management commun, pour un travail en équipe calqué sur Toyota, le concurrent voisin, à Onnaing, près de Valenciennes. 

Un taux de charge augmenté et 700 embauches à la clé

C’est là-bas que Renault est d’ailleurs allé débaucher l’ancien PDG, Luciano Biondo. C’est lui qui dirigera cet ensemble dont l’objectif est clair : produire, produire, produire et relever le taux de charge, dit l’accord, au moins à 70 % de la capacité des usines. 

Le projet est ambitieux : 400 000 véhicules par an (600 000 lorsque les conditions le permettront), alors que Douai a tourné l’an dernier, année il est vrai particulière, à 10 % de sa capacité. De l’histoire ancienne, tout le monde l’espère. L’accord promet en tout cas 700 embauches entre 2022 et 2024 (350 à Douai-Ruitz, autant à Maubeuge). Un engagement désormais inscrit noir sur blanc.