Un projet d'accord entre partenaires sociaux prévoit de réduire le périmètre du malus mis en place en janvier dernier. Si le texte est signé, de nouvelles catégories devraient en être exonérées, et les pensions indexées sur l'inflation pour les quatre années à venir.

Le malus pour ceux qui partiront avant 63 ans devrait toucher un peu moins de personnes
Le malus pour ceux qui partiront avant 63 ans devrait toucher un peu moins de personnes © Radio France / ONLY FRANCE / Serge Attal

Le patronat semble prêt à faire des concessions sur les caisses de retraite complémentaire du secteur privé, Agirc-Arrco. Les partenaires sociaux se retrouvent ce vendredi après-midi pour discuter d'un projet d'accord que France Inter s'est procuré et qui a de bonnes chances d'être validé par toutes les parties.

Les pensions indexées sur l'inflation

Premier changement si cet accord est signé, les pensions de retraite Agirc-Arrco, gelées depuis cinq ans, seront revalorisées en fonction de l'inflation. "Cela doit permettre de maintenir le pouvoir d'achat des retraités pour les quatre années à venir", se félicite Philippe Pihet de Force Ouvrière.

En novembre, date de la prochaine revalorisation, la hausse des pensions devrait s’élever à environ 1%.

Moins d'assurés soumis à une décote

Autre changement, de nouvelles catégories vont être exonérées du malus mis en place depuis le début de l'année. Depuis le premier janvier, les salariés qui dépendent de l'Agirc-Arrco doivent travailler jusqu'à 63 ans (un an de plus que l'âge minimum légal de départ) pour toucher leur pension à taux plein. Sinon, il subissent une décote de 10% sur leur retraite complémentaire et ce pendant trois ans.

Si le texte est signé et il a toutes les chances de l'être, ceux qui ne peuvent pas prolonger leur activité (faute d'en avoir une) n'y seront plus soumis. Échapperont alors au malus les chômeurs en fin de droits, les personnes touchant la pension d'invalidité ou l'allocation adulte handicapé, et les salariés reconnus en incapacité permanente partielle d'au moins 20% suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle.

La mesure devait rapporter entre 300 et 500 millions d'euros dans les caisses du régime complémentaire cette année. C'est peu pour un régime qui redistribue 80 milliards d'euros par an. Elle a en réalité une valeur politique : elle repousse de fait l'âge de départ avec une retraite à taux plein, ce que le Medef demande aujourd'hui au gouvernement.

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