Areva dans le rouge
Areva dans le rouge © Vincent Isore/IP3 / Vincent Isore/IP3

Des résultats désastreux, des perspectives inconnues, des syndicats ahuris... le groupe nucléaire doit annoncer une perte de près de cinq milliards d'euros. Areva paie la crise de Fukushima et la construction, dans les années 2000 d'un EPR trop cher.

La CFE-CGC vient d'écrire à François Hollande pour l'alerter sur la colère des salariés qui n'ont aucune responsabilité dans la situation actuelle et découvrent le naufrage financier. Ils craignent des suppressions de postes alors qu'Areva emploie 45 000 personnes dont les 2/3 en France.

Le groupe devrait en effet annoncer un plan stratégique pour relancer son activité, un plan qui passera par une remise en cause du modèle intégré d'Areva jusqu'à présent . Le groupe doit tirer les leçons des échecs de ces dernières années. C'est l'avis de l'économiste Elie Cohen :

Il va falloir trouver un successeur à l'EPR [...] Il doit être amélioré.

Cette possible augmentation de capital n'est pas la priorité selon le ministre de l' Économie alors que l' État détient 87% du groupe. L'avenir passera en revanche par des synergies avec EDF notamment, c'est que souhaite la ministre de l'Énergie. Areva pourrait créer des filiales avec l'électricien pour lancer de nouvelles centrales à l'étranger.

Areva dans le rouge
Areva dans le rouge © Radio France
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