En janvier 2014, la hausse avait été de 2,8%, l'année d'avant de 2,3%.
En janvier 2014, la hausse avait été de 2,8%, l'année d'avant de 2,3%. © PhotoPQR/L'Est républicain / Alexandre MARCHI

Revirement brutal de la ministre de l’Ecologie et de l’Energie. Alors qu’elle avait soutenu la hausse de 2,6% des billets de trains au 1er janvier, Ségolène Royal la désavoue à présent.

Ségolène Royal va même jusqu’à promettre de réformer par décret la façon dont l’Etat contrôle les prix des transports publics,"parce que les choses ne sont pas claires" . La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, dont dépend le secrétariat aux transports, récuse donc à présent la hausse de 2,6% du prix des billets, annoncée le 26 décembre par la SNCF, et mise en application depuis le 1er janvier.

En parallèle, Ségolène Royal a déjà demandé à la SNCF de revoir sa décision "pour que les prix soient stables". Elle l'a confié à Marion Lagardère à la sortie du Conseil des ministres.

"Un très mauvais signal"

La hausse des billets de train est beaucoup plus élevée que l’inflation, qui plafonne à 0,3% de novembre 2013 à novembre 2014, mais cette évolution reste dans la lignée des augmentations constatées ces dernières années (voir graphique ci-dessous). La ministre a parlé d’un "très mauvais signal" envoyé aux Français. Et instaure "une consultation des usagers" .

La ministre ne s'est pas limitée à la SNCF et a égratigné l’ensemble des entreprises publiques.

Je voudrais dire aux entreprises publiques qui pensent qu’elles sont en situation de monopole, qu’elles peuvent s’engager dans des sortes de fuite en avant et considérer qu’elles peuvent augmenter leur chiffre d’affaires uniquement en augmentant de façon automatique les prix demandés aux usagers, ce n’est plus possible.

A l’annonce de cette hausse, les associations d’usagers du train, et notamment la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) l’avait qualifiée "d’injustifiée" et de "dangereuse" .

Les autoroutes dans le viseur

Plus globalement, le combat de Ségolène Royal concerne la hausse des prix des transports. La ministre garde les sociétés d’autoroutes dans son viseur, en jugeant "inconcevable" une nouvelle augmentation des tarifs des péages de 0,57% au premier février, après avoir déjà demandé leur gel en décembre.

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