Le bitcoin: une monnaie conçue pour Internet
Le bitcoin: une monnaie conçue pour Internet © Flickr / antanacoins

La police japonaise a arrêté samedi Mark Karpelès, ancien patron de la plateforme d'échanges de bitcoins MtGox. Il est soupçonné d'en avoir falsifié les comptes à son profit.

C'est tout le petit monde de la monnaie virtuelle qui pourrait bien vasciller. Mark Karpelès est accusé d'avoir falsifié des données dans le système informatique de la plateforme en 2013 pour créer artificiellement un million de dollars. Les policiers japonais enquêtent aussi sur la possible implication de Mark Karpelès dans la disparition de bitcoins en 2014, pour l'équivalent d'environ 355 millions d'euros.

Basée au Japon, la société met la clé sous la porte en février 2014

Il y a un an et demi, MtGox se dit victime d'attaques informatiques et dépose le bilan. La société dit avoir perdu 355 millions d'euros,127 000 clients sont ainsi lésés . Cette plateforme était devenue un acteur majeur de la galaxie Bitcoin, ce revers entache la réputation de la monnaie virtuelle. Les enquêteurs soupçonnent M. Karpelès de connaître les circonstances de la disparition des bitcoins. Ils auraient été transférés sur un compte contrôlé par lui, à des fins de spéculation, sans en informer les déposants.

L'ascension du bitcoin

MtGox revendiquait au plus haut de son activité la gestion de 80% des transactions mondiales de bitcoins. C'était alors l'une des plateformes d'échange "historiques" de cette monnaie créée sur ordinateur en 2009 et qui avait vu sa valeur s'envoler fin 2013 avant de refluer. Le bitcoin, qui n'est pas une vraie devise émise par une banque centrale, permet l'achat de biens ou de services auprès de toute personne ou société qui l'accepte comme mode de paiement. Un système qui passe uniquement par internet, et offre, a priori, des garanties de sécurité optimales. Le bitcoin s'est développé de façon exponentielle, utlilisé pour faire des achats ou transférer des fonds sur Internet.

Un mode de paiement opaque et peu fiable

La banque du Japon se disait très intéréssée par le bitcoin. Mais depuis la faillite de MtGox le gouvernement affirme que le bictoin n'est pas une monnaie, les autorités y voient un encouragement à la fraude. Le bitcoin a été utilisé dans des affaires criminelles. L'an dernier, des enquêteurs d'Europol ont identifié pour la première fois un site qui vendait de la pédopornographie exclusivement contre des bitcoins. Les autorités ont soupçonné un temps Mark Karpelès, d'être le cerveau de "l'eBay de la drogue". Des accusations qu'il avait démenties fermement.

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