Ryanair
Ryanair © aromano
**Ryanair a licencié et va l'attaquer en justice l'un de ses pilotes les plus expérimentés -27 ans de maison- qui a mis en cause le respect des normes de sécurité de la sompagnie aérienne, au cours d'une interview télévisée.** "La compagnie a mis fin aujourd'hui au contrat de M. (John) Goss avec effet immédiat" et a "demandé à ses avocats de lancer une procédure judiciaire" contre le pilote, a indiqué Ryanair dans un communiqué. Ces dernières semaines, la première compagnie low-cost d'Europe a été accusée par beaucoup de ses pilotes d'avoir été dissuadés de signaler des problèmes de sécurité par des sanctions disciplinaires et d’avoir été incités à embarquer moins de carburant. **La chaîne britannique Channel 4 a consacré lundi soir un documentaire à la culture de la sécurité de la compagnie aérienne : "Ryanair: secrets en provenance du cockpit".** Dans cette émission "Dispatches", John Goss a déclaré avoir reçu une lettre critiquant son utilisation abusive de carburant. Selon un sondage réalisé par l'association The Ryanair Pilot Group (RPG), **une grande majorité des pilotes de Ryanair (88,8%) considèrent que la compagnie n'a pas "une culture de la sécurité ouverte et transparente". 1.093 commandants et copilotes ont répondu à ce sondage, soit près d'un tiers des effectifs.** Ryanair, qui a critiqué une étude "dépourvue d'indépendance, d'objectivité et de fiabilité", a annoncé qu'elle allait poursuivre en justice Channel 4. > A cause des économies que Ryanair fait sur les réserves de pétrole, les pilotes demandent un atterrissage d'urgence. Jusqu'au jour où ça ne passera pas... Pour la déléguée du syndicat du personnel nagivants SNPNC, Ryanair c’est le règne de la terreur, on risque le licenciement au moindre mot. _Michèle Lévy-Hazera, déléguée du SNPNC, le syndicat du personnel navigant commercial répond à Mélanie Delaunay_
### **La France demande des** "éclaircissements" sur le traitement des pilotes de Ryan Air Mercredi, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a indiqué avoir demandé à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) de reprendre "tous les éléments de déclarations qui ont pu être faites par cette compagnie". "Puisqu'il y a des précisions qui sont données en disant que l'on dissuade les pilotes de faire état des incidents de vol, ce qui est pourtant une obligation, puisque ces allégations sont formulées, alors il faut qu'elles soient étayées", a-t-il estimé le ministre. "Je demande que nous puissions avoir des éclaircissements, c'est trop grave, il s'agit d'une question de sécurité."
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