Sanofi offre jusqu'à 4 millions d'euros à son nouveau patron
Sanofi offre jusqu'à 4 millions d'euros à son nouveau patron © Reuters / Christian Hartmann

Après les retraites chapeaux, voici les bonus de bienvenue. Pour prendre la tête de Sanofi, Olivier Brandicourt se voit offrir un chèque de 2 millions d'euros. Et 2 millions de plus s'il reste en fonction au premier janvier 2016. La CGT est en colère.

Aux Etats-Unis, on les appelle les "golden handshake" ou "golden hello". Traduisez : "poignée de main en or" ou prime de bienvenue. Cette pratique est très répandue outre-Atlantique, mais en France, elle est assez mal comprise par l’opinion et encore moins par les syndicats.

Olivier Brandicourt a été nommé cette semaine directeur général du groupe pharmaceutique français Sanofi. Mais pour attirer celui qui dirigeait jusqu’ici les activités pharmaceutiques d’un concurrent, le groupe allemand Bayer, Sanofi a dû y mettre le prix.

C'est une compensation aux avantages auxquels il a renoncé en quittant son ancien employeur

Selon un document consultable sur le site internet du groupe, Olivier Brandicourt touchera 2 millions dès sa prise de fonctions prévue le 2 avril prochain. Et 2 millions de plus s’il est toujours patron de Sanofi en 2016.

Ce bonus de bienvenue serait totalement justifié selon la direction de Sanofi. « Cette prime a été accordée en contrepartie des avantages auxquels il a renoncé en quittant son précédent employeur ».

Toujours selon Sanofi, la rémunération annuelle de son nouveau directeur général devrait être comprise entre 3 et 4,2 millions d’euros. Une rémunération soumise à des objectifs à la fois quantitatifs et qualitatifs » précise le groupe.

Ce "golden hello" choque la CGT

Selon le syndicat, ce n'est pas la première fois que Sanofi accorde une prime de bienvenue. Mais aujourd'hui cette prime est doublée. Et elle passe d'autant plus mal à la CGT que le groupe a supprimé des milliers d'emplois dans le monde ces dernières années.

Thierry Bodin est délégué central CGT à Sanofi : " les dirigeants et les actionnaires se gavent pendant que les salariés subissent les sacrifices."

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