Encore une décision d'Obama que Trump veut abolir. Le "visa start-up", qui devait entrer en vigueur l'an passé, avait tout d'abord été repoussé à ce mois-ci. Il sera finalement abandonné par l'administration Trump. Ce visa avait été proposé sous la pression de la Silicon Valley, qui accueille de nombreux étrangers.

Entrée du siège social d'Apple à Cupertino en Californie - Sur l'un des côtés de l'entrée, il y a trois drapeaux dont le drapeau américain.
Entrée du siège social d'Apple à Cupertino en Californie - Sur l'un des côtés de l'entrée, il y a trois drapeaux dont le drapeau américain. © Radio France / Julie Bloch-Lainé

Tout ce que la Silicon Valley compte de membres influents pensait avoir enfin obtenu gain de cause : un "visa start-up" était enfin créé sous l'administration Obama. Objectif : permettre à des créateurs de s'installer aux Etats-Unis pour une période maximale de cinq ans afin de lancer leur entreprise sans devoir posséder les 500 000 dollars obligatoires pour bénéficier d'un "visa investisseur" ou bien postuler au visa H-1B, réservé aux travailleurs hautement qualifiés, mais qui est attribué par tirage au sort.  Le titulaire du visa devait lever des fonds auprès d’investisseurs, réaliser un certain montant de chiffre d’affaires et créer un certain nombre d'emplois.

Mais depuis, Donald Trump à été élu président des Etats-Unis et les choses ont changé. Le visa start-up devait entrer en vigueur le 17 juillet 2017. Il avait dans un premier temps été repoussé de plusieurs mois, car, officiellement, le département de la Sûreté nationale souhaitait examiner de plus près les conditions d'obtention de ce visa.  Finalement, le visa ne verra pas le jour.

Pour Tim Cook, PDG d'Apple :

Apple n'existerait pas sans l'immigration

Les entreprises de high-tech de la baie de San Francisco emploient de nombreux ingénieurs étrangers et estiment que les restrictions à l’immigration vont entraver leur capacité d’innovation. D'ailleurs, la plupart des fondateurs des entreprises de la Silicon Valley sont d'origine étrangère :

  • Steve Jobs, fondateur et PDG d'Apple décédé en 2011, était le fils d’un immigré syrien
  • Sundar Pichai, PDG de Google est d’origine indienne 

En tant qu’immigré et PDG, j’ai conscience de l’impact positif que l’immigration a sur notre entreprise, sur le pays et sur le globe.

  • Satya Nadella, PDG de Microsoft, est également d'origine indienne
  • Peter Andreas Thiel, gérant de hedge fund et investisseur en capital risque dans le secteur, est d'origine allemande
  • Elon Musk, fondateur et PDG de Tesla et SpaceX, est d'origine sud-africaine, naturalisé canadien en 1988 puis américain
  • Safra A. Catz, PDG d'Oracle Corporation, est née à Holon en Israël
  • Bridget A. van Kralingen  vice-présidente d'IBM Global Industry  est née en Grande-Bretagne et a grandi en Afrique du Sud 
  • Pierre Omidyar, fondateur d'eBay, est d'origine française et iranienne, né à Paris.
  • Jeffrey Stuart Skoll, premier président d'eBay, est canadien
  • Niklas Zennström cofondateur de Skype est suédois
  • Janus Friis, autre fondateur de Skype, est danois
  • Ahti Heinla, programmeur qui a participé notamment au développement des logiciels Skype et Kazaa est estonien
  • Daniel Ek, co-fondateur du site de streaming Spotify, est suédois
  • Sven Hans Martin Lorentzon, autre co-fondateur de Spotify, est suédois
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