Des enquêtes sont également en cours en Allemagne et en Italie, tandis que la Corée du Sud a elle aussi annoncé des tests
Des enquêtes sont également en cours en Allemagne et en Italie, tandis que la Corée du Sud a elle aussi annoncé des tests © MaxPPP

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a annoncé jeudi la mise en place d'une commission indépendante qui mènera des "tests aléatoires" sur une centaine de voitures en France pour s'assurer qu'elles respectent les normes d'homologation.

"Les constructeurs m’ont assuré qu’en France il n’y avait pas de fraude. Nous avons donc convenu qu’il fallait aujourd’hui apporter des preuves de ce que l’ion avançait...", expliquait ce jeudi après-midi Ségolène Royal à nos confrères de BFM-TV, à l'issue d'une table ronde avec des représentants des constructeurs commercialisant des voitures dans l'Hexagone.

Ce n’est pas parce qu’un opérateur a triché qu’il faut jeter le discrédit sur tous les constructeurs automobiles

La ministre de l’Ecologie a entendu se montrer ferme, tout en réaffirmant la confiance qu’elle porte a priori aux constructeurs automobile, notamment Renault et Peugeot-PSA : "Ce n’est pas parce qu’un opérateur a triché qu’il faut jeter le discrédit sur tous les constructeurs automobiles", a-t-elle ainsi précisé. Concrètement, 100 propriétaires, qui devront donner leur accord, devront amener leurs véhicules pour vérifier qu’ils ne soient pas équipés d’un logiciel de trucage.

> L'intégralité de l'interview de Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, sur BFM-TV :

Les résultats seront analysés par une commission indépendante. Elle devrait rassembler, selon le vœu de la ministre, des représentants du laboratoire d'homologation Utac-Ceram, des chercheurs, ainsi que des associations de défense des consommateurs.

Vers une réforme des procédures de contrôle

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie a également plaidé pour une accélération de la réforme des procédures de contrôle de la pollution des automobiles pour qu'elles soient plus proches des conditions réelles de conduite. Cette réforme devra être effective avant la fin de l'année, a-t-elle dit lors d'une rencontre avec les représentants des constructeurs français d'automobiles. "Nous avons imaginé ensemble de procéder à des contrôles aléatoires en partenariat avec mon ministère", a poursuivi la ministre.

Des enquêtes en Allemagne et en Italie, des tests en Corée du Sud

Le constructeur allemand avait admis mardi que 11 millions de ses véhicules dans le monde étaient équipés du logiciel de trucage aux tests antipollution découvert aux Etats-Unis. Après la révélation du scandale, les Etats-Unis ont ouvert une enquête pénale en plus d'une enquête de l'Agence fédérale de l'environnement qui pourrait infliger une amende de 18 milliards de dollars à VW. Des enquêtes sont également en cours en Allemagne et en Italie, tandis que la Corée du Sud a elle aussi annoncé des tests.

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