Jean-François Roubaud, président de la CGPME et Pierre Gattaz, le président du Médef
Jean-François Roubaud, président de la CGPME et Pierre Gattaz, le président du Médef © MaxPPP/Alexander Roth-Grisard

Medef, CGPME et UPA organisent des réunions et des manifestations, notamment ce lundi matin à Paris et à Toulouse, pour dénoncer le ras-le-bol et la souffrance des patrons français.

Entre patrons et gouvernement c'est un peu "Je t'aime moi non plus". Quatre mois après la standing ovation pour Manuel Valls et son "J'aime l'entreprise", le Medef se montre aujourd'hui très sévère à l'égard du premier ministre et de son gouvernement.

Les patrons donnent le coup d'envoi de leur semaine de mobilisation.

Impôts, normes et réglementations de plus en plus complexes, les dirigeants d'entreprises n'en peuvent plus. Le patronat a donc décidé de passer à l'offensive. Si le Medef refuse de descendre dans la rue, la CGPME, elle, appelle à manifester.

Plusieurs milliers de chefs d'entreprise de PME et de TPE, ainsi que des artisans sont attendus ce matin pour manifester à Paris et à Toulouse. Avec ce slogan. "Arrêtez de cadenasser l'entreprise". Dans le viseur notamment, le matraquage fiscal du gouvernement. Selon le Medef, plus de 30 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires se sont abattus sur les entreprises depuis 2010.

Taxes et charges trop élevées, donc. Mais aussi toujours plus de normes et de réglementations, compte pénibilité... Tout cela dans un contexte de crise, bref. la coupe est pleine.

Exemple avec Luc-Eric Krief, PDG du groupe industriel SD2M, 48 salariés, plus de six millions d'euros de chiffres d'affaires et presque autant de reproches à faire au gouvernement, notamment de ne pas permettre aux entreprises de licencier très rapidement.

François Desplans l'a rencontré

Selon le PDG, les politiques ne comprennent rien aux réalités économiques. Alors, en 2017, il se présentera aux prochaines élections législatives.

Les entreprises étrangères ne comprendraient pas les charges sociales françaises

Maurice Gauchot est le président de la filiale française de CBRE, un groupe américain d'immobilier d'entreprise. Un groupe qui pèse dans le monde : plus de sept milliards de dollars de chiffre d'affaires. Mais quand il doit rendre des comptes à sa maison mère, Maurice Gauchot a bien du mal à lui expliquer toutes les rigidités de l'économie française.

Maurice Gauchot, le président France du groupe immobilier d'entreprise CBRE, au micro de François Desplans

Il faut simplifier le code de l'urbanisme et du travail car ça ralentit l'économie française et ça nous fait perdre 1 point de croissance

Une mobilisation des "patrons" que les syndicats, qui n'ont toujours pas digéré les 41 milliards "cadeaux du gouvernement aux entreprises"

Pour la gauche, c'est un peu le monde à l'envers. Voir les patrons manifester après avoir obtenu le pacte de responsabilité, c'est incompréhensible.

C'est également l'avis de Carole Couvert, présidente du syndicat des cadres, la CFE-CGC, au micro de François Desplans

Quel est le vrai motif de cette "mobilisation" du patronnat qui nous inquiète car il va augmenter la lutte des classes et mobiliser les extrèmes ?

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