Thierry Lepaon, dans son bureau
Thierry Lepaon, dans son bureau © MaxPPP/Le Parisien/Arnaud Journois

Thierry Lepaon a bel et bien démissionné, de même que le bureau confédéral. Il s'agit de leur trouver des remplaçants et d'en soumettre la liste, mardi, au Parlement de la CGT. Mais même démissionnaire, Lepaon a voulu garder la main sur la désignation de l'équipe qui va lui succéde r.Il devait y plancher tout le week-end.

Touché mais pas coulé. Thierry Lepaon rend son tablier de numéro un, mais il reste aux affaires.

D'abord, il a obtenu de conserver une place au sein de la direction élargie de la centrale, la fameuse commission exécutive, mais surtout, il a obtenu que cette fameuse commission lui délègue le pouvoir de choisir la nouvelle équipe. Une garde rapprochée de quelques personnes devait l'aider ce week-end à établir une liste de dix personnes correspondant au nombre de démissionnaires qu'il faudra remplacer.

La commission exécutive sera consultée sur cette liste lundi, mais ce qui sera déterminant, ce sera le vote, demain, du parlement de la CGT. Va-t-il approuver la liste présentée par l'équipe resserrée de Thierry Lepaon ? Rien n'est moins sûr quand on sait à quel point l'ancien numéro un est discrédité auprès de la base. Il pourrait du coup balayer la proposition de Thierry Lepaon et élaborer, lui-même, une autre liste. Car le parlement est souverain.

Il pourrait aussi, c'est une hypothèse qui circule, mettre en place une équipe transitoire, dirigée par exemple par un ancien de la CGT, une personne de confiance, proche de la retraite, qui ne serait pas motivée par un plan de carrière. Equipe transitoire qui permettrait de faire la jonction d'ici le prochain congrès, en 2016, ou même courant 2015.

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