Le plan prévoit 5.000 départs volontaires, un tiers des effectifs. Pour les deux syndicats, majoritaires au sein du groupe, signer cet accord limite la casse sociale annoncée.

Les deux syndicats majoritaires ont signé le plan proposé de départs par la direction de SFR
Les deux syndicats majoritaires ont signé le plan proposé de départs par la direction de SFR © AFP / CITIZENSIDE / Fabrice Restier

Le plan prévoit 5.000 départs volontaires et une indemnité de 2,5 mois de salaire brut en moyenne par année d'ancienneté.

Pour Isabelle Lejeune, délègue CFDT SFR, aucune victoire dans cet accord mais juste un principe de réalité.

La direction avait un projet immédiat de restructuration sur ses filiales de la distribution qui visaient plus de 1.000 salariés. On avait des leviers possibles à actionner maintenant et c‘est ce qu’on a fait pour peser un cadre global sur les futures réorganisations que l’entreprise voudrait mener. Il n’y aura pas de départ contraint jusqu’en 2019 et ça permet de s’assurer que les effectifs ne passeront pas en dessous des 10.000 salariés jusqu’en 2019.

La contrepartie de cet accord est l'engagement de la direction de SFR de maintenir les effectifs de l’entreprise à 10.000 salariés jusqu'a 2019, un court répit et un accord en trompe l'œil pour Frederic Retourné, secrétaire général de la fédération CGT FAPT

Pour la CGT la question n’est pas de limiter la casse. On sait très bien comment ça se passe, malgré l’accord qui court jusqu’en 2017 il y a tout de même eu 1.200 suppressions d’emploi en 18 mois. C’est un accord en trompe l’œil qui sera difficile à vivre pour ce qui partent mais aussi pour ceux qui restent dans l’entreprise.

LA CGC de son côté pointe du doigt la responsabilité du gouvernement impuissant face à ce plan de départ volontaire.

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