Le groupe de télécommunications SFR entend supprimer environ 5 000 emplois après juillet 2017. C'est ce que la direction a annoncé mercredi aux syndicats.

Le siège de SFR à Saint-Denis
Le siège de SFR à Saint-Denis © Reuters / Jacky Naegelen

La direction de SFR a annoncé aux organisations syndicales qu'elle prévoyait de réduire d'un tiers ses effectifs à compter de la fin de ses engagements sur l'emploi en 2017. L'opérateur télécoms, racheté par Altice fin 2014, pourrait ainsi ramener à 10 000, voire 9 000, le nombre de ses salariés en supprimant 5 000 postes d'ici 2019.

Les dirigeants de SFR avaient déjà laissé entendre à plusieurs reprises qu'ils pourraient revoir à la baisse les effectifs du groupe sur un marché français des télécoms très concurrentiel et après l'échec répété de tentatives de consolidation.

Lors du rachat de SFR au groupe Vivendi en 2014, Patrick Drahi, actuel propriétaire de l'opérateur, s'était engagé à ne pas toucher à l'emploi pendant trois ans, soit jusqu'en juillet 2017.

"Inacceptable", selon la CFDT

Mais l'annonce de la suppression à venir d'un tiers des effectifs a surpris les syndicats."Cette annonce nous semble tout à fait inacceptable, d'autant que nous n'avons absolument aucune visibilité", réagit Xavier Courtillat, délégué CFDT chez SFR

SFR, qui a perdu un nombre important d'abonnés l'an dernier en raison notamment de critiques sur la qualité de son réseau, doit publier ses résultats semestriels début août.

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