siemens, mhi et hitachi envisagent une offre commune sur alstom
siemens, mhi et hitachi envisagent une offre commune sur alstom © reuters

Les dirigeants de Siemens et du japonais Mitsubishi sont reçus ce matin à l'Elysée par François Hollande. Ils ont présenté hier leur offre conjointe de rachat de la branche énergie d'Alstom, une offre concurrente de General Electric et qui a les faveurs du gouvernement.

Le groupe allemand Siemens a finalement trouvé un partenaire, le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) pour tenter de racheter la branche énergie d'Alstom. Siemens a limité son offre à l'activité "turbines à gaz" de la branche énergie d'Alstom. L'industriel allemand souhaite racheter l'activité pour 3.9 milliards d'euros. Siemens garantit l'emploi pour trois ans en France et en Allemagne. Le siège de cette partie "turbine à gaz" serait maintenu en France. L'activité ferroviaire de Siemens n'entre pas dans la transaction.

Une alliance pour créér 1000 emplois en France

Mitsubishi Heavy Industries propose de constituer trois coentreprises dans l'activité turbines vapeur, les réseaux intelligents et les turbines hydrauliques. Le groupe japonais investirait 3.1 milliards d'euros et prendrait 40% de la première, 20% dans les deux autres.

Les deux groupes estiment que leur alliance permettrait de créer 1 000 emplois en France.

Le détail des offres avec Delphine Simon de France Inter

Alstom s'est dit prêt à examiner dans les jours qui viennent cette offre qui est loin des 12 milliards d'euros proposés par le concurrent direct General Electric.

De son côté, General Electric qui a les faveurs de la direction d'Alstom assure avoir progressé dans ses discussions avec le gouvernement. Le groupe américain parle d'alliance dans les métiers de l'énergie et des transports. "L'alliance entre GE et Alstom va créer en France des emplois, ainsi que deux leaders mondiaux dans l'énergie et le transport , explique General Electric dans un communiqué, l'union de ces deux grandes entreprises, permettant de faire face à la concurrence au niveau mondial grâce aux meilleures technologies, sera toujours préférable à un démantèlement d'Alstom" conclut le groupe.

Le Conseil d'administration d'Asltom a jusqu'à lundi prochain pour trancher.

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