Conformément à l’Accord national interprofessionnel (ANI), syndicats et direction de l’opérateur ferroviaire doivent choisir d’ici la fin de l’année un organisme pour la complémentaire santé des 12 000 contractuels et salariés de droit privé des filiales. Un gros gâteau, puisque ce seul marché est estimé à 10 à 12 millions d’euros par an, et que le vainqueur de l’appel d’offres serait en bonne place pour prendre en charge à terme la couverture des 70 000 salariés de la SNCF. Selon nos informations, c’est l’institution de prévoyance Humanis qui aurait été choisi. Non sans mal : la CGT, syndicat majoritaire à la SNCF, plaidait, elle, pour UMG, un rassemblement des mutuelles Mutex, Entrain et la Mutuelle générale des cheminots (MGC). Ce groupement proche des syndicats était d’abord en tête de la sélection. Mais il aurait été recalé au milieu de l’été « parce que les dirigeants et cadres SNCF ne souhaitent pas qu’un organisme géré par les cheminots aient accès à leurs données salariales », assure un syndicaliste. Et de poursuivre : « Humanis est dirigé par Jean-Pierre Ménanteau et Guillaume Ancel, deux anciens cadres dirigeants à la SNCF...ça a pu jouer. » Le syndicaliste cheminot ne décolère pas face à ce qu’il qualifie de « méthode tordue ». L’appel d’offre doit être validé en Conseil d’administration le 26 octobre prochain, pour rentrer en vigueur au 1er janvier 2014.

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