la grève à la sncf pourrait être reconduite
la grève à la sncf pourrait être reconduite © reuters

Les syndicats de cheminots maintiennent la pression : la grève est reconduite pour la journée de vendredi, a annoncé la CGT. Les négociations au ministère des Transports n'ont rien donné ce matin. Sud-Rail a même claqué la porte au bout d'un quart d'heure.

Le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a reçu les syndicats ce jeudi matin, mais les négociations n'ont rien donné. Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT cheminots, avait annoncé la couleur avant même le début de la réunion, en conditionnant l'arrêt de la grève à un report du projet, qui doit être examiné à l'Assemblée du 17 au 19 juin. Sud-Rail, de son côté, a quitté le ministère au bout d'un quart d'heure.

Nathalie Bonnet, déléguée Sud-Rail, a expliqué pourquoi :

Une fois de plus, le ministre n'a pas entendu les revendications des cheminots, il a mis un petit ruban autour de la réforme mais qui ne change pas fondamentalement.

Un TGV et un TER sur deux en moyenne circulent aujourd'hui, contre un sur trois en moyenne mercredi. L'Ile-de-France, où transitent 3 millions d'usagers chaque jour, reste "le point plus difficile", avec un train sur trois en moyenne.

À la gare de Lyon Part-Dieu, le trafic était encore très perturbé ce matin, comme l'a constaté le correspondant de France Inter, Christophe Vincent

SNCF : les prévisions de trafic pour jeudi
SNCF : les prévisions de trafic pour jeudi © Idé

Le mouvement reconductible a débuté mardi soir à l'appel de la CGT, Sud Rail, FO et First, qui s'opposent au projet prévoyant le rapprochement sous une même holding de la SNCF et de RFF, le gestionnaire du réseau ferré. Les quatre organisations engagées dans la grève réclament le retour à la situation prévalant avant 1997, à savoir la réunification de la SNCF et de RFF au sein d'un seul et même établissement public, et la reprise de la dette ferroviaire de 40 milliards d'euros par l'Etat.

►►►ÉCOUTER | Gilbert Garrel (CGT) : "Les cheminots en ont ras-le-bol"

Frédéric Cuvillier a défendu une réforme "indispensable" pour "moderniser, pour simplifier la SNCF, pour lui donner plus de force" et résorber son désendettement, dans la perspective de l'ouverture du rail à la concurrence d'ici 2019.

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