Le calcul des pertes comptables de la SNCF s'éléve à 12,2 milliards d'euros
Le calcul des pertes comptables de la SNCF s'éléve à 12,2 milliards d'euros © MaxPPP

Une grève ferroviaire qui pourrait bien vous faire rater l'Euro de football ! Le 26 avril, tous les syndicats appellent à cesser le travail (sauf Sud, encore incertain) et le mouvement s'annonce important. En cause : la négociation sur l'organisation du travail, et donc le temps de travail.

Cette grève pourrait n'être qu'un début, tant le sujet est explosif. C'est bien simple : même les syndicats réformistes accusent leurs dirigeants de "provocation". Les patrons du ferroviaire proposent une convention collective minimale au niveau du récent décret, censé être un plancher légal. Le texte prévoit lui aussi temps de conduite de nuit rallongé, une mobilité accrue, peu de week-ends de repos garantis, entre autres.

Inacceptable pour les syndicats, qui souhaitent arriver à une convention la plus élevée possible. Elle s'appliquera aussi aux concurrents et évitera le dumping social . Les représentants des cheminots veulent donc mettre leurs patrons sous pression.

L'Euro directement menacé ?

Le 26 avril, ils comptent dépasser les 25,5 % de grévistes obtenus la dernière fois. Si c'est le cas, le patronat devra faire des concessions. Pourra-t-il en faire assez ? Pas sûr, craint un source proche de la direction. Selon lui, dans cette négociation, les cheminots n'ont rien à gagner. Mais si on garde le statut en l'état, on coule la SNCF.

À cette alternative complexe s'ajoute, nous dit-on, une direction pressée et pas assez transparente. Très remontées, les organisations n'écartent pas une grève reconductible mi-mai, une idée de la CGT. On approcherait alors dangereusement de l'Euro 2016.

Les négociations sur l'organisation du travail (convention collective et accord d'entreprise) doivent s'achever avant le 30 juin, dernier délai.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.