Un éventuel feu vert des juges consulaires ne permettrait pas forcément d'éclaircir l'avenir de la compagnie maritime
Un éventuel feu vert des juges consulaires ne permettrait pas forcément d'éclaircir l'avenir de la compagnie maritime © MaxPPP

Le tribunal de commerce de Marseille doit se prononcer ce lundi sur l'éventuelle prolongation de la période d'observation de la SNCM alors que la compagnie maritime, en redressement judiciaire, fait face à d'énormes incertitudes et à l'impatience de Bruxelles.

Placée fin novembre en redressement judiciaire, la compagnie maritime joue ce lundi son avenir. Alors que la SNCM fait face à d'énormes incertitudes et à l'impatience de Bruxelles, le tribunal de commerce de Marseille doit se prononcer ce lundi sur l'éventuelle prolongation de la période d'observation sous laquelle elle a été placée. Lors d'une audience le 22 avril, le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, a requis une telle prolongation, de 6 mois, jugeant "insatisfaisantes" les trois offres de reprise qui devaient être examinées ce jour-là. Une sorte de coup de théâtre. Le magistrat marseillais a également demandé au tribunal d'organiser un nouvel appel à candidatures, tout en donnant rendez-vous en septembre pour une analyse de ces offres.

Discontinuité économique ?

Un éventuel feu vert des juges consulaires à cette requête ne semble pour autant pas permettre d'éclaircir en l’état l'avenir de la société, notamment parce qu’aucun des doutes entourant les trois offres de reprise, toutes assorties de conditions suspensives, n’est levé effet levé. Bruxelles avait considéré comme indûment perçus les 400 millions d'euros d'aides publiques alloués à la société, et la lourde menace d’un remboursement avait officiellement poussé les actionnaires, Transdev (66%) et l'Etat (25%), à précipiter le redressement judiciaire. Celui-ci aurait permis, selon eux, de s'en affranchir, à condition de recréer une société suffisamment différente pour pouvoir parler d'une discontinuité économique.

Entre 500 et 800 salariés maximums maintenus

Le volet social des différents plans de reprise - entre 500 et 800 salariés maximum maintenus, contre 1.500 CDI aujourd'hui - ainsi que leur financement jugé incomplet, nourrissent également l'insatisfaction des administrateurs, du procureur et du personnel de la compagnie.

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