étalement et exonérations de charges pour les entreprises corses après le conflit sncm
étalement et exonérations de charges pour les entreprises corses après le conflit sncm © reuters

C'est un énorme poids en moins, qui pourrait empêcher la compagnie maritime de couler : selon Alain Vidalies, la Commission européenne a décidé de renoncer à réclamer à un futur repreneur les 440 millions d'euros d'aides publiques qu'elle juge illégales.

La somme, réclamée par Bruxelles, était une véritable épée de Damoclès et un repoussoir certain pour les candidats à la reprise : qui a envie d'acheter une entreprise placée en redressement judiciaire, et qui doit plus de 400 millions d'euros ?

La SNCM ne sera plus la SNCM

Mais la Commission, qui jusqu'ici faisait valoir deux condamnations prononcées par l'Europe et ordonnant "le remboursement des aides illégales et incompatibles avec le marché intérieur perçues par la SNCM", a mis de l'eau (de mer) dans son vin. Selon Alain Vidalies, secrétaire d'État aux Transports, elle estime désormais qu'en cas de reprise, elle ne se trouverait plus face à la SNCM "canal historique" mais bien devant une nouvelle entité . Pas question dans ces conditions de lui faire payer les largesses de son aînée.

La Commission européenne considère que la discontinuité est aujourd'hui établie et que le repreneur choisi par le tribunal de commerce ne sera pas exposé au remboursement des 440 millions d'aides publiques.

La balle est désormais dans le camp du tribunal de commerce de Marseille, qui doit examiner trois offres de reprise le 27 mai : celles du groupe corse Rocca, de Christian Garin (l'ex-directeur du port de Marseille) et de la société Baja Ferries. Mais pour le gouvernement, tous les feux sont désormais au vert et "l'objectif d'une reprise avec la sauvegarde d'un maximum d'emplois et un plan social doit être au rendez-vous de la décision du tribunal de commerce". À bon entendeur...

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