La nouvelle arme des villes contre le stationnement sauvage s'appelle FPS : dispositif qui rend aux communes la liberté de fixer les montants des amendes applicables aux automobilistes qui ne paient pas ou dépassent la durée maximale autorisée. La "douloureuse" varie désormais fortement d'une ville à l'autre.

Pour lutter contre le stationnement impayé, le nouveau dispositif automatise (et industrialise) les contrôles et sale l'addition.
Pour lutter contre le stationnement impayé, le nouveau dispositif automatise (et industrialise) les contrôles et sale l'addition. © Maxppp / BRIDE EDOUARD

Elles sont au moins 400, selon le délégué de la Mission interministérielle pour la décentralisation du stationnement (MIDS), Stéphane Rouvé. Ce sont les villes qui ont choisi, dès le 1er janvier 2018, d'adopter la réforme du stationnement dans leurs rues.

Adieu le traditionnel PV de 17 euros, et bienvenue à la redevance d’utilisation du domaine public. Une redevance qui variera d'une commune à une autre, chaque collectivité ayant la liberté d'orienter sa politique de stationnement et, dans les faits, de fixer les tarifs de la douloureuse. Mais comment ça marche ?

Un nouveau mode de calcul

Le calcul de l'amende se fait sur la base de la durée maximale de stationnement autorisée dans la zone. En d'autres termes, pour un stationnement irrégulier (non payé ou dépassé – auquel cas le montant déjà payé est déduit de l'amende) dans une zone où la durée maximale est de douze heures, l'indélicat se verra infliger un seul "forfait de post-stationnement" (FPS), même s'il laisse son véhicule en place.

Or c'est la commune qui fixera la la durée maximale autorisée. Et si elle l'établit à deux heures, le tricheur se verra infliger autant d'amendes que de durées maximales dépassées. Difficile, d'une ville à l'autre, de s'y retrouver.

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La réactivité encouragée

Dans certains cas, payer tout de suite, c'est payer moins cher. Certaines communes, à l'instar de Paris (si la personne en infraction paie dans les trois jours), ont choisi de minorer les amendes réglées rapidement. Mais là encore, aucune règle générale ne s'applique. Et si l'indélicat ne trouve pas de papillon sur son pare-brise, s'il ne sait pas qu'il a été verbalisé, il lui faudra attendre d'être notifié par la poste. Dommage pour la minoration.

En revanche, passé 90 jours, le principe est le même pour tous : la "prune" est majorée de 50 euros.

Les contrôles délégués

C'est la collectivité qui a fixé les tarifs qui en assume le contrôle. Elle peut confier cette mission à ses propres agents, comme c'était le cas jusqu'ici, ou déléguer ce travail à une entreprise privée.

A Paris, Indigo et Urbis Park se chargeront pendant six ans (la durée de leur contrat) de s'assurer que les conducteurs ont bien payé leur stationnement (en revanche, ils ne s'occuperont pas du stationnement gênant). Certaines sociétés – c'est le cas à Paris – toucheront, en plus d'un montant fixe, une part variable, fonction du nombre de véhicules verbalisés.

Pour que le système soit efficace, il faut l'automatiser. Les nouveaux parcmètres enregistreront la plaque des véhicules garés, et il suffira de lire lesdites plaques, en passant en voiture par exemple, pour constater une infraction. Et la faire appliquer par des agents à pied.

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