arnaud montebourg assure vouloir défendre la pérénnité des chantiers navals de saint-nazaire
arnaud montebourg assure vouloir défendre la pérénnité des chantiers navals de saint-nazaire © reuters

L'armateur italo-suisse MSC Croisières a choisi les chantiers STX France à Saint-Nazaire pour faire construire ses deux prochains paquebots géants, un investissement d'1,5 milliard d'euros, avec une option pour deux paquebots supplémentaires.

Les chantiers STX de Saint Nazaire sont au cœur de l’actualité du jour avec l’annonce de la commande de deux paquebots pour un montant de 1,5 milliard d'euros par MSC Croisières et par les menaces de la Russie qui annonce qu’elle "fera valoir ses droits jusqu'au bout" en cas de rupture du contrat pour les livraison par la France de deux navires porte-hélicoptères Mistral, dans le cadre de sanctions contre Moscou pour annexion de la Crimée.

Pour Pierre Moscovici, la commande des paquebots est une "récompense pour la compétitivité des entreprises françaises". Le ministre de l'Economie note que la commande "représente 16 millions d'heures de travail, ce qui donne une sécurité pour 2.000 personnes pour plusieurs années" aux chantiers de Saint-Nazaire, mais aussi chez les sous-traitants qui font travailler environ 4.000 personnes.

Cette commande est la plus importante de l'histoire de MSC Croisières, dont l'ensemble de la flotte actuelle de 12 bateaux est issue de Saint-Nazaire.

Les chantiers STX avaient décroché en janvier un contrat de 270 millions d'euros auprès de la compagnie bretonne Brittany Ferries pour construire l'un des plus grands ferries "écologiques" du monde, alimenté au gaz naturel. L'américain Royal Caribbean Cruises pourrait en outre passer commande d'un deuxième paquebot de la famille Oasis, dont le premier exemplaire construit par STX France avait coûté un milliard d'euros.

Pierre Moscovici a souligné que l'Etat continuerait de soutenir STX France, dont il détient 33,3% du capital, au moment où son principal actionnaire, le coréen STX, entend se désengager.

Le contrat a été signé grâce à la signature d'un accord de mise en oeuvre d'un "pacte social de compétitivité" réduisant le coût du travail aux chantiers, avec les syndicats CFDT et CFE-CGC. Ce que la CGT regrette.

Le contrat a été signé par Pierre Moscovici à l'Hôtel de l'Industrie ou se trouvait égalementBruce de Galzain

Le "Vladivostok", commandé par la Russie aux chantiers STX de Saint-Nazaire
Le "Vladivostok", commandé par la Russie aux chantiers STX de Saint-Nazaire © Radio France / Olivier Bénis
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