Si votre facture d'électricité flambe, c'est à cause des taxes. Alors que les coûts de fourniture et d'acheminement sont plutôt stables depuis 2012, la fiscalité, elle, a augmenté de 40%, selon une étude de l'Observatoire de l'industrie électrique (OIE).

Alors que les prix de gros de l'électricité diminuent, la facture s'est alourdie ces dernières années
Alors que les prix de gros de l'électricité diminuent, la facture s'est alourdie ces dernières années © Maxppp / Aurelien Morissard

Quand vous découvrez votre facture EDF, chaque fois, c'est l’appréhension. Et si, depuis quelques années, les chiffres s'emballent, ça n'est pas seulement parce que vous n'éteignez pas la lumière en sortant. 

Selon la commission de régulation de l’énergie, une personne seule dans un studio de 20 m2, chauffé à l'électricité, consacre en moyenne 370 à 410 euros par an. 

Pour une famille de quatre personnes dans une maison de 100 m2, cela va de 1500 à 1700 euros chaque année.

Une étude de l'Observatoire de l'industrie électrique s'est penchée sur l'évolution de votre facture entre 2012 et 2016. Elle révèle que la principale cause de l'augmentation des tarifs est la fiscalité.

En quatre ans, le coût de la fourniture d'électricité (approvisionnement, production et commercialisation) n'a augmenté que de 2 %. Pour acheminer l'électricité jusqu'à votre micro-ondes, ça n'a coûté que 5 % de plus. 

Une taxe méconnue, à l'origine de la hausse des prix

Dans le même temps, la fiscalité a crû de plus de 40 %, ce qui en fait le deuxième poste le plus important de la facture électrique. En 2017, l'ensemble des taxes représentaient plus du tiers de la facture totale du consommateur. La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est celle qui pèse le plus, environ 15%. 

Mais la principale responsable de cette envolée est la Contribution au service public d'électricité (CSPE). Reversée au budget général de l'État à hauteur de 7,8 millards d'euros, elle servait à l'origine à financer le soutien aux énergies renouvelables, ainsi que les dispositifs d'aide aux plus défavorisés. Ces 15 dernières années, son montant a bondi de 650 % pour atteindre 22,5 € par mégawattheure (MWh) en 2018. Elle représente plus de 13 % de la facture d'électricité. 

Pour autant, l’électricité française reste l'une des moins chères d’Europe. La facture est salée pour les ménages français (170 €/MWh en moyenne), mais 20 % moins élevée que pour leurs voisins européens. Quant aux entreprises, elles payent 13% de moins que les autres industries implantées au sein de l’Union européenne.

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