le gouvernement rejette l'ultimatum des "bonnets rouges" sur l'écotaxe
le gouvernement rejette l'ultimatum des "bonnets rouges" sur l'écotaxe © reuters

Après l'ultimatum, la réflexion. Le mouvement des Bretons mécontents avait donné jusqu'à midi au gouvernement pour supprimer définitivement l'écotaxe. Sans succès. Ils ont donc annoncé une réunion pour décider de la suite du mouvement.

L'ultimatum a été rejeté, voire ignoré par le gouvernement. C'était le constat à midi, heure annoncée par les manifestants hier soir pour un retrait officiel et définitif de l'écotaxe, déjà "suspendue" depuis plus d'une semaine.

Les membres des "Bonnets rouges" ont donc annoncé qu'ils allaient se réunir pour décider de la suite de leur action... mais pas tout de suite.

"Dans les prochains jours on va réunir le collectif pour décider de ce que l'on va faire", explique à l'AFP Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère.

Le reportage d'Isabelle Chailloux à Rennes.

"La porte est fermée par Jean-Marc Ayrault donc c'est un appel à continuer, on verra selon quelles modalités, où quand et comment on va continuer le mouvement.

On a un préalable qui est la suppression de l'écotaxe en Bretagne, mais derrière ce que l'on veut c'est que le gouvernement nous dise comment lutter contre les distorsions de concurrence.

Ce n'est pas une méthode, c'est une provocation

Pour le gouvernement, l'ultimatum ne valait rien. Dès ce matin sur France Inter, Jean-Yves Le Drian annonçait que certes, "le gouvernement a compris l'ampleur des difficultés", mais que "l'ultimatum ne fait pas partie de la République, on ne travaille pas comme ça".

Même son de cloche du côté de Matignon, où Jean-Marc Ayrault dénonce la "méthode" des manifestants bretons et leur ultimatum de la veille.

La bonne méthode, c'est de se mettre autour de la table et en ce moment tous les acteurs politiques, économiques, sociaux sont autour de la table en Bretagne.

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