Entre Paris et Bordeaux mais aussi en Bretagne, le TGV arrive dans le Grand Ouest avec une augmentation du nombre de trains et... des prix.

Une nouvelle rame du TGV grand ouest en circulation à partir de juillet 2017.
Une nouvelle rame du TGV grand ouest en circulation à partir de juillet 2017. © Maxppp / Thibaud MORITZ

A partir du 2 juillet, deux nouvelles lignes à grandes vitesses seront en circulation, l'une entre Paris et Bordeaux, l'autre entre Paris et Rennes. La SNCF assure que les tarifs ne seront pas trop augmentés. "On a réussi à limiter l'augmentation moyenne du prix à 10 euros entre Paris et Bordeaux et à 6 euros entre Paris et Rennes", assure la la directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard.

Cet été, on pourra donc rejoindre Rennes et la Bretagne en 1h25, au lieu de 2h05 actuellement, et Bordeaux en 2h04, au lieu de 3h14. En tout, pour le Grand Ouest, ce sont la moitié des horaires de trains qui seront modifiés pour assurer les correspondances entre le TGV et les trains express régionaux (TER). D'ici à 2019, la SNCF espère attirer 4 millions de voyageurs supplémentaires, dont 2,4 millions pour Paris-Bordeaux et 1,6 millions pour l'axe Paris-Rennes.

La question du prix

Pour la SNCF, l'enjeu des prix est de taille dans la mesure où l'implantation sur le marché du covoiturage et des bus privés (dits "bus Macron"), renforcent la concurrence. Pour parvenir à remplir ses trains, la SNCF va tenter de lancer une politique commerciale de "petit prix". L'offre Ouigo – les TGV à bas coût au départ de gares moins centrales – "devient une offre nationale à compter du 2 juillet, ça n'est plus une petite expérimentation". Ces trains, lancés en 2013 entre Marne-la-Vallée et Lyon, vont circuler en 2017, avec deux allers-retours quotidiens vers Bordeaux. Strasbourg sera également desservi. En revanche, la marque iDTGV disparait. Comme dans les Ouigo, les expérimentations, comme le contrôle des billets à quai ou le prêt de chargeurs de téléphone, se poursuivront dans ces nouvelles rames.

Les anciens petits prix sont remplacés par des places Prem's, dont le nombre sera doublé, avec des prix d'appel à 20 ou 25 euros. Par ailleurs, un "prix de référence" est fixé, inférieur à 50 euros, afin de garantir l'accès à ces tarifs chaque jour, même au dernier moment, mais seulement sur certains trains.

Un service "aux petits oignons"

"On va aller chercher la clientèle aérienne, surtout sur Bordeaux ou Toulouse", explique encore Rachel Picard, qui veut même "voler" les clients professionnels utilisateurs jusqu'à présent de l'avion entre Paris et Bordeaux. La SNCF évoque un service "aux petits oignons", avec Wi-Fi, files d'embarquement dédiées, et salons Grand Voyageur rénovés.

Les horaires du Paris-Rennes à partir du 2 juillet 2017.
Les horaires du Paris-Rennes à partir du 2 juillet 2017. © Aucun(e)

Sur l'axe Paris-Bordeaux, 55 nouvelles rames seront mises en circulation d'ici à 2020, pour un investissement total de 1,5 milliard d'euros. La SNCF avait au départ commandé 40 rames, avant d'en ajouter 15 dans le cadre du sauvetage de l'usine Alstom de Belfort. Sur ces deux nouvelles lignes TGV, il y aura 33,5 allers-retours quotidiens entre l'Ile-de-France et Bordeaux – dont 18,5 directs – et 29,5 vers Rennes – dont 12,5 directs. L'exploitation de la ligne Océane aura un coût (Paris-Bordeaux). Elle devrait se traduire dans les comptes 2017 de SNCF Mobilités par une perte de 90 millions d'euros.

Les tarifs du Pari -Bordeaux à partir du 2 juillet.
Les tarifs du Pari -Bordeaux à partir du 2 juillet. © Visactu
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