Autocollants de la CGT
Autocollants de la CGT © REUTERS/Bruno Martin
**Le parquet général de Lyon a fait appel de la relaxe des cinq militants CGT poursuivis en correctionnelle pour avoir refusé un prélèvement ADN.** Cette décision a aussitôt été dénoncée par la CGT et notamment son numéro un Thierry Lepaon : "L'acharnement politico-judiciaire continue de s'abattre sur nos 5 camarades de Roanne". Le secrétaire général de la CGT, qui réclame toujours une loi d'amnistie, dénonce "une décision éminemment politique visant à poursuivre la criminalisation de l'action syndicale et une attaque grave contre les libertés d'expressions". **Thierry Lepaon avec Delphine Simon** > Le gouvernement traite avec beaucoup de complaisance les feu de portique en Bretagne par contre il y a acharnement contre les militants de la CGT
En novembre 2012, les cinq prévenus -quatre hommes et une femme, fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers- avaient été reconnus coupables par la cour d'appel de Lyon de "dégradations en réunion", mais dispensés de peine, pour avoir inscrit des tags sur un mur en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites en 2010. Ils avaient toutefois été convoqués par la police et la gendarmerie pour être inscrits au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), ce qu'ils ont refusé en mai, d'où un nouveau procès. Le 17 décembre, contre l'avis du parquet, le tribunal de Roanne a estimé que le prélèvement ADN ne concerne que des personnes condamnées, alors que les prévenus avaient été dispensés de peine. Le parquet général n'aurait donc pas dû requérir ce prélèvement et la justice ne pouvait donc pas leur reprocher de l'avoir refusé, selon le jugement. "On pensait avoir tiré un trait sur cette affaire, mais on se rend compte que l'acharnement continue contre les militants syndicaux", regrette Didier Marchand, secrétaire du syndicat CGT des agents hospitaliers du Roannais, et l'un des cinq militants poursuivis. Pour lui, il s'agit "d'une simple décision politique car on entre en période électorale".
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