EDF a annoncé lundi que le coût de construction de l'EPR de Flamanville a augmenté de deux milliards d'euros, la production des premiers KWh étant pour sa part toujours prévue pour 2016. Révisé en juillet 2011, le coût du projet de ce réacteur nucléaire avait alors été évalué à six milliards d'euros.

L'évolution du design de la chaudière, les études d'ingénierie supplémentaires, l'intégration des nouvelles exigences réglementaires ainsi que les enseignements post-Fukushima ont pesé sur le côut total de la construction, indique l'électricien français dans un communiqué.

L'actualisation porte également sur des dépenses supplémentaires liées à des aléas industriels, comme le remplacement des 45 consoles et ses conséquences sur l'aménagement du planning des travaux ainsi que l'impact financier de l'allongement des délais de construction.

EDF souligne toutefois que "des étapes importantes ont été franchies avec la réalisation de 93% du génie civil et 36% des montages électromécaniques ainsi que la mise en eau du canal d'amenée de la station de pompage début novembre 2012".

Les explications de Juliette Lemeunier

Le calendrier de l'EPR de Flamanville "sera tenu" avec une ouverture prévue en 2016, a réaffirmé mardi la ministre de l'Écologie Delphine Batho à l'issue du séminaire gouvernemental sur la transition écologique à Matignon.

Le président François Hollande "s'était engagé à achever ce chantier de l'EPR", a rappelé Delphine Batho, en soulignant que 93% du gros oeuvre ont déjà été réalisés. Le calendrier "sera tenu", a-t-elle affirmé. Selon elle, les coûts au départ avaient été "sous-évalués".

Qui va payer ?

Pour Barbara Pompili, la co-présidente du groupe des Verts à l'Assembléen le coût de l'EPR a presque triplé et on en a pas les moyens. "Il n'est pas raisonnable de continuer ce projet pharaonique"

Barbara Pompili était l'invitée de Claire Servajean

Noël Mamèrea demandé, lui, qu'on arrête la construction de l'EPR. Le député EELV met en garde le gouvernement contre un entêtement sur "des projets dangereux".

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.