Des décennies de rénovation, de modernisation et d'animation ont fait de certaines grandes villes françaises des destinations prisées. Des Français comme des étrangers.

Le prologue de la 48e Solitaire du Figaro, devant la place de la Bourse, à Bordeaux.
Le prologue de la 48e Solitaire du Figaro, devant la place de la Bourse, à Bordeaux. © AFP / NICOLAS TUCAT

Cet été, plus de 30 millions de Français ont prévu de partir en vacances. Soit 1 million de plus qu’en 2015, estime le cabinet d'études Protourisme. Et l’Hexagone reste la première destination, avec ses plages françaises, certes, mais aussi ses métropoles de province.

Bordeaux en est l'illustration la plus frappante. "La belle endormie" voit sa fréquentation doubler en dix ans, à 6 millions de visiteurs (2016), explique Nicolas Martin, le directeur général de l'Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole. Le fruit d’un immense chantier de rénovation et de modernisation (et d’années de travaux urbains).

Depuis une vingtaine d'années, les villes ont fait énormément d'efforts pour être plus jolies : nouveaux éclairages, façades d'immeubles rénovées, végétation, œuvres d’art...

Mark Watkins, président du cabinet d'études Coach Omnium, cité par l’AFP, précise qu'elles ont aussi investi dans le confort et la culture, avec "des tramways", "des efforts d'animation", "des musées".

Rayonnement international

A Bordeaux, cela se traduit par une desserte plus rapide en TGV (deux heures de Paris début juillet), après une inscription au patrimoine mondial de l'Unesco en 2007, la construction d'un nouveau pont sur la Garonne, la Cité du vin en 2016… Des arguments qui finissent par séduire les touristes étrangers.

Le rayonnement international des métropoles françaises est en effet dopé par des événements culturels et patrimoniaux autant que par les infrastructures modernes.

Ainsi, à Marseille, le tourisme a été dopé par l'événement Marseille 2013, Capitale de la culture, accompagné par la rénovation du Vieux-Port et de la façade maritime autour du nouveau musée, le MuCem. Absente des circuits des croisiéristes il y a quinze ans, la capitale de la région Paca s'est hissée parmi les dix premiers ports de croisière au monde, avec 1,6 million de passagers accueillis en 2016.

Mais ce cercle vertueux a ses limites. Si la fréquentation touristique des métropoles régionales est un bienfait pour l’économie locale, si elle se traduit par des investissements et des emplois de long terme, « le marché n’est pas extensible à l’infini », avertit Mark Watkins, qui signale un risque, à terme, de surcapacité hôtelière, notamment dans l’offre d’accueil haut de gamme.

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