La Fnac prête à payer triple certains dimanches
La Fnac prête à payer triple certains dimanches © reuters

Alors que de nombreuses enseignes peinent à trouver un terrain d’entente avec les syndicats sur le travail dominical, la direction de la Fnac se dit prête à rémunérer à 300% les 12 dimanches au plus gros chiffre d’affaires.

L’assouplissement du travail le dimanche, inscrit dans la loi Macron, adoptée définitivement le 10 juillet 2015, peine à trouver son application concrète. Les négociations avec les syndicats sont difficiles, à l’image de celles dans les grands magasins où les discussions sont bloquées, après le rejet par la CGT, FO et la CFDT du projet d’accord avancé par la direction.

A la Fnac, la dernière session de négociation entre octobre et décembre n’a pas non plus permis d’aboutir. Une nouvelle réunion aura lieu lundi 12 janvier, et la direction de l’enseigne de biens culturels fait une offre qui se veut généreuse.

Nous avons la volonté de rémunérer à 300% les 12 dimanches de plus forte activité et à 200% les 40 autres. La direction s'engage par ailleurs à recueillir le volontariat des salariés trois fois par an pour une période de 3 mois, avec un préavis d'un mois en cas de changement de décision par la suite.

Bruno Marc , représentant CFTC au sein de l'enseigne, salue le geste de la direction. Mais il demande à aller plus loin.

Le triplement, c'est une bonne nouvelle. Mais plutôt que cela s'applique aux 12 dimanches les plus chargés de l'année, nous préférerions que le salarié puisse choisir ces dimanches, dans un principe d'équité.

Pour espérer que l’accord soit signé, la direction de la Fnac doit rallier à sa cause la CFTC, CFDT et CFE-CGC.

La CGT, première force syndicale, est contre le travail domicile, tout comme SUD et FO.

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