Le dentiste coûte trop cher, selon 60 millions de consommateurs
Le dentiste coûte trop cher, selon 60 millions de consommateurs © Maxppp / Albert Van Rosendaa

Selon une étude de 60 millions de consommateurs, le prix des soins dentaires fait l'objet de "dérives inacceptables". Mal remboursés mais aussi globalement trop chers, ils poussent de plus à en plus de Français à ne pas se soigner.

Ça ne vous étonnera pas si vous êtes allé chez le dentiste dernièrement : les soins dentaires peuvent aussi faire très mal au portefeuille. On s'en doutait déjà, et une étude de 60 millions de consommateurs le prouve aujourd'hui. Elle montre que ces soins sont non seulement peu remboursés par l'assurance maladie (un tiers des soins seulement sont concernés), mais que les professionnels ont souvent des "pratiques tarifaires excessives".

Marc Morel est directeur du CISS, qui a mené l'enquête en partenariat avec 60 millions de consommateurs. Il répond à Angélique Bouin.

"L'assuré est le dindon de la farce", clame même Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs. Les prothèses, en particulier, sont ruineuses pour les patients, et pas tellement pour la Sécu. En 2012, elles ont représenté 5 milliards d'euros de dépense. Dont seulement un milliard remboursé par l'assurance maladie. Un patient doit débourser en général près de 300 euros pour compléter le paiement.

Tarifs fixés (trop) librement

Pour le magazine, ce coût trop élevé est la "principale raison de renoncement aux soins auquel déclare être confronté près du tiers des consommateurs".

Illustration avec ces témoignages dans les rues de Lyon (reportage de Maurice Fusier).

D'autant que parfois, les dentistes eux-mêmes orientent les patients vers les solutions les plus onéreuses. Une "dérive préoccupante", pour 60 millions de consommateurs, qui cite notamment les "inlay-core" (reconstitutions partielles de dents apposées sous couronne). En général, le dentiste facture entre 150 et 300 euros (la Sécu ne rembourse que 70% de 122,55€ pour l'opération). Alors ême qu'une alternative moins chère existe (79,53 euros pour une reconstitution "au fauteuil", dont seulement 24 euros à la charge de l'assuré).

La solution, selon le magazine, peut parfois consister à réclamer systématiquement des devis, voire de "négocier" pour éviter "les petits arrangements malsains sur le dos de la Sécu".

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