Uber à Berlin
Uber à Berlin © MaxPPP/DPA/Jörg Carstensen

Il n'y a pas qu'en France que l'apparition des VTC, les Véhicule de Tourisme avec Chauffeur, pose des problèmes. En particulier le service américain Uber qui permet de réserver sur smartphone. La municipalité de Berlin en Allemagne vient en effet d'interdire purement et simplement son implantation dans la ville. Motif : des risques inacceptables pour la sécurité des passagers pour des questions d'assurance, avec des véhicules et des chauffeurs sans licence. Il s'agissait également de protéger le marché des taxis. Uber a annoncé son intention de faire appel.

En France, après des mois de conflit entre VTC et taxis, le problème pourrait être résolu grâce à la loi Thévenoud qui doit repasser devant l'Assemblée Nationale en seconde lecture à la rentrée. Loi Thévenoud du nom du député socialiste Thomas Thévenoud, conforté, par la décision de Berlin, dans sa volonté de réglementer cette nouvelle profession :

Quand on monte dans un taxi ou dans un VTC on confie sa vie à un chauffeur qu'on ne connait pas. C'est donc normal qu'il y ait des règles du jeu.

Uber met en contact -via son application pour smartphones- des véhicules de tourisme avec chauffeur et des clients dans 80 villes en Europe du Nord, 24 en Europe, sept au Proche-Orient, quatre en Afrique et 27 en Asie.

Uber a déclenché en juin des mouvements de protestation de chauffeurs de taxi partout en Europe. Mais Uber pourrait voir ouvrir bientôt un autre front, vue sa propension à l'optimisation fiscale comme quelques autres grandes sociétés du numérique.

Les explications de Manuel Ruffez

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