Plus de foie gras vendéen aux menus du chef étoilé Joël Robuchon
Plus de foie gras vendéen aux menus du chef étoilé Joël Robuchon © Maxppp / Gaël Cornier

Pour les militants anti foie gras, c'est une petite victoire. L'association L214 l'en félicite : le chef Joël Robuchon a supprimé le foie gras de sa carte... En tout cas en partie. Il a suspendu l'approvisionnement chez un fournisseur en particulier.

Dans un communiqué, L214 "se réjouit de la décision de Joël Robuchon" et affirme même lui avoir envoyé une carte de félicitations. Car pour l'association, le symbole est fort : un chef multi-étoilé qui abandonne le plat qu'ils dénoncent, ce n'est pas rien.

Et ce, même si Joël Robuchon a simplement suspendu temporairement "ses approvisionnements en foie gras chez Ernest Soulard", un producteur en particulier, montré du doigt par les défenseurs des animaux. Le foie gras en général "reste à la carte" des restaurants du chef. "C'est un principe de précaution", assure le secrétariat du chef. "Il y a un doute avec un fournisseur, nous prenons le temps de vérifier, d'obtenir des garanties. Nous ne faisons aucun compromis avec la qualité".

"Si Joël Robuchon souhaite venir voir comment on travaille..."

Pour le producteur vendéen, c'est un coup de massue et on ne comprend pas bien cette décision, motivée par des doutes sur de possibles "cas de maltraitance". Le responsable de la société, qui travaille surtout avec la restauration, s'indigne : "les images qui ont été diffusées n'ont rien à voir avec ce qui se passe chez les producteurs qui travaillent pour la maison".

Les producteurs sont tristes et malheureux de voir à quel point on cherche à les atteindre alors que cette profession, l'agriculture, ne va déjà pas très fort. Si Joël Robuchon souhaite venir voir comment on travaille, je lui donnerai la liste des élevages avec lesquels on travaille et il ira visiter celui qu'il veut.

L'association L214 a diffusé la semaine dernière une vidéo sur YouTube dénonçant les mauvais traitements subis par les animaux chez des producteurs travaillant selon eux pour l'enseigne Ernest Soulard.

Une vidéo dénoncée par la marque, qui parle d'images "prises pour partie dans nos exploitations", mais altérée par "des montages avec des lumières, des images et avec des épiphénomènes dont on fait des généralités".

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