La cour des comptes félicite les collectivités locales "pour la maîtrise de leurs dépenses dont les premiers effets sont d'ores et déjà perceptibles".

Un bon point de la cour des comptes...ce n'est pas si souvent.
Un bon point de la cour des comptes...ce n'est pas si souvent. © Maxppp / Thomas Padilla

Pour faire face à la baisse de la dotation de l'Etat, (3,5 milliards de moins pour l'an passé), les collectivités ont choisi non pas de relever le taux des impôts locaux ou d'emprunter, mais de baisser le rythme de leurs dépenses.

Dans l'ensemble, les départements, communes et régions ont mieux maitrisé leurs frais de fonctionnements, avec moins de subventions versées. Elles ont aussi serré la vis sur les achats de biens et service, mais surtout, le rythme dans leurs dépenses de personnel, a été divisé par trois. Ces frais de personnel représentent à peu près la moitié du budget des communes.

Pour les Sages de la rue Cambon il y a encore beaucoup à faire dans la gestion des carrières des deux millions d'agents territoriaux. Il faudrait par exemple réduire l'absentéisme. Mais dans l'ensemble, la situation s’améliore, l'épargne se redresse, au prix d'un coup de frein sur les investissements. Cette année, il sera plus compliqué de faire aussi bien. La fusion des régions et les transferts de compétences vont générer dans un premier temps des surcouts. Il y a par ailleurs la hausse du point d'indice dans la fonction publique. Bref, « les conditions ne seront pas les mêmes en 2016 » avertissent les Sages de la rue Cambon.

A LIRE AUSSI :Pour Standard and Poor's, les finances des collectivités territoriales sont plus saines

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.