La recette budgétaire 2019 du gouvernement sera dévoilée ce lundi. Objectif : économies tous azimuts, avec en parallèle un objectif d'augmentation du pouvoir d'achat.

Ministère des finances
Ministère des finances © Radio France / Catherine Grain

Pour boucler son budget 2019, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d'économies, parfois sensibles politiquement, censées permettre de limiter à 0,6 % la progression de la dépense publique. 

Deux prestations sociales, les allocations familiales et les aides personnalisées au logement, ne seront revalorisées que de 0,3 % l'an prochain, alors que l'inflation est actuellement attendue à 1,3 %.

"Les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA, seront augmentées conformément à la loi", a toutefois assuré Édouard Philippe, niant tout coup de rabot sur les allocations sociales. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué n'avoir aucun "tabou" concernant l'assurance chômage, et notamment la dégressivité des allocations versées aux cadres, comme l'a proposé récemment un député de la majorité.

De nombreuses contraintes, et peu de marges de manœuvre.  Le déficit public restera-t-il dans les clous européens ? Les mesures d'économie suffiront-elles à contenir la hausse des dépenses publiques ? Ces coupes budgétaires vont-elles abîmer un peu plus la popularité du gouvernement ?

Un milliard de plus pour l'écologie

Le ministère de la Transition écologique a annoncé vendredi une augmentation de son budget de 3,1 % en 2019 par rapport à 2018, ce qui représente une enveloppe supplémentaire d'environ 1 milliard d'euros. Les crédits alloués à l'écologie, qui ont progressé dans les mêmes proportions cette année, s'élèvent à 34,2 milliards d'euros dans le cadre du projet de loi de de finances 2019. Le ministère, ses agences et ses opérateurs sont toutefois frappés par des réductions d'effectifs représentant 1 081 postes en équivalent temps plein, soit 2 % de la masse totale.

La justice avec plus d'argent pour les prisons

Nicole Belloubet l'annonçait sur France Inter le 12 septembre, le budget de la justice augmentera de 4 % et comportera 1,7 milliard d'euros pour la construction de prisons.

Le sport, sur le fil

Dans une lettre de cadrage envoyée fin juillet au ministère des Sports, Matignon fixe son budget 2019 à 450 millions d'euros (hors investissements pour les JO de Paris-2024) contre 480 millions en 2018, en baisse pour la seconde année consécutive.  Dans le courrier, Matignon dit tenir compte d'une surévaluation de 20 millions d'euros sur un poste de dépenses dans les prévisions précédentes.

Mais la ministre des Sports Roxana Maracineanu a assuré que son budget serait "préservé", cherchant à rassurer au premier jour d'une pétition nationale lancée par le mouvement sportif pour défendre ses moyens.

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