plus de 200 députés appellent au rassemblement derrière françois hollande
plus de 200 députés appellent au rassemblement derrière françois hollande © reuters

L’exercice est convenu mais s’annonce particulièrement périlleux cette année : le Parlement entame comme chaque année les discussions sur le budget. Faut-il faire plus -ou moins- d’économie pour relancer la croissance et quel est le plan B du gouvernement ? Les Parlementaires ont deux mois pour répondre sous l’œil sévère de Bruxelles.

Le gouvernement a bâti son budget 2015 sur trois axes : redonner du pouvoir d’achat aux ménages, aider les entreprises à relancer leurs investissements et tailler dans les dépenses de l’État. Les députés examinent également la loi de programmation pluriannuelle fixant les grands objectifs des finances publiques pour cinq ans.

Redonner du pouvoir d’achat aux ménages

Il n’y aura pas de hausses générales des impôts dans ce projet de loi de finances (PLF) 2015. Après quatre ans d’augmentation, le gouvernement veut alléger la pression fiscale notamment des revenus moyens et modestes. Principale mesure : la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu à 5,5%. Elle doit profiter à 9 millions de ménages selon Christian Eckert, le secrétaire d’Etat au budget, pour un coût de 3,2 milliards d’euros. Les débats devraient être moins âpres que ces dernières années.

Relancer les investissements des entreprises

Manuel Valls l’a répété à maintes reprises lors de ses récents déplacements à Londres ou Berlin : le gouvernement soutient les entreprises qui n’investissent pas assez. Pour les aider, le gouvernement s’appuie sur le crédit compétitivité emploi (CICE) et la mise en place du pacte de responsabilité.

Des aides aux entreprises beaucoup trop importantes pour une partie des députés socialistes qui critiquent depuis plusieurs mois cette politique de l’offre. Ce groupe des « frondeurs » a déposé des amendements pour réduire notamment les aides du CICE.

Tailler dans les dépenses de l’Etat et des collectivités

Le gouvernement a lancé un programme ambitieux, trop pour certains, de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros sur trois ans dont 21 milliards d’économie à réaliser dès 2015 (7,7 milliards d’euros pour l’Etat, 3,7 milliards d’euros pour les collectivités territoriales et 9,6 milliards d’euros pour la Sécurité sociale).

Les communes et intercommunalités ne maîtrisent pas leurs dépenses dénonce la Cour des comptes explique Manuel Ruffez

Les députés, élus de gauche comme de droite, s’apprêtent à contester les coupes dans les collectivités locales alors que la Cour des comptes pointe ce mardi une aggravation des dépenses de ces collectivités qui pèse sur le déficit public.

L’œil de Bruxelles

Un déficit public que le gouvernement s’est engagé à ramener sous les objectifs européens de 3% du PIB avec déjà un retard de deux ans sur les prévisions. Pour justifier ce report, la France s’est appuyée sur le fait que la croissance. Le budget 2015 est construit sur des prévisions de croissance à 1%, hypothèse jugée optimiste par le Haut conseil des finances publiques.

Le gouvernement doit présenter son budget à la commission européenne qui doit se prononcer sous quinze jours. Les objectifs européens n’étant pas tenus, la France risque un avis négatif et les discussions ont déjà commencé entre Bruxelles et Bercy pour atténuer la sentence.

La surcharge de l’écotaxe

En annonçant la suspension sine die de l’écotaxe pour les poids-lourds, le gouvernement s’est ajouté une ligne budgétaire dans un PLF déjà très serré. Il faut compenser le manque à gagner de la taxe (environ 250 millions d’euros) et prévoir de rembourser la société Ecomouv chargée de la collecter.

Le gouvernement aurait un plan B qu'évoque pour nous Bruce De Galzain :

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