gilles carrez dénonce la frénésie taxatrice du gouvernement
gilles carrez dénonce la frénésie taxatrice du gouvernement © reuters

Montant possible de la facture : 20 milliards d'euros ! Gilles Carrez, président UMP de la commission des finances de l'Assemblée nationale, veut faire toute la lumière sur le budget français. Un budget irréalisable, selon lui.

Des dépenses en plus, des recettes en moins : pour Gilles Carrez, le constat n'est pas brillant et il faut une loi de finances rectificative. Selon le député UMP, président de la commission des finances, il faut même de toute urgence un collectif budgétaire pour faire la lumière sur des dérapages.

Il a donné ses premiers chiffres à France Inter, Bruce de Galzain.

Gilles Carrez estime qu'il manquera 10 milliards à l'État : moins de rentrée de TVA, de taxe sur les produits pétroliers et d'impôts sur les sociétés. Il s'interroge ausi sur les fameuses économies promises par le gouvernement : lui compte cinq milliards de dépenses en plus (deux milliards pour l'Etat qui va "faire exploser les crédits pour l'emploi et la solidarité" et trois milliards pour la sécurité sociale).

Les députés de l'opposition UMP et UDI de la Commission des finances de l'Assemblée nationale estiment que les déficits publics pourraient atteindre au moins 4% du PIB en 2013 au lieu des 3,7% prévus par le gouvernement. Gilles Carrez doit présenter officiellement son document sur le sujet dans la journée.

Un "mensonge" pour Pierre Moscovici

"Je les trouve, ces députés de l'opposition, singulièrement gonflés", déclare de son côté Pierre Moscovici.

"Contrairement à eux, nous tenons les dépenses. La dépense de l'Etat a été maîtrisée en 2012, elle sera maîtrisée en 2013. Nous ferons les ajustements nécessaires dans le cadre du projet de loi de finances à la rentrée."

Sur le déficit de l'Etat lui-même, "c'est à l'automne que nous constaterons tout ça et nous prendrons les ajustements qui sont nécessaires"

Les députés de l'opposition rendent publiques ces prévisions alarmistes au moment où le Premier ministre adresse aux membres du gouvernement les lettres-plafond fixant les limites de leurs dépenses dans le prochain budget - celui de 2014. Jean-Marc Ayrault fera mardi matin une déclaration à l'occasion de l'envoi de ces lettres-plafonds. Selon le quotidien économique Les Echos, seuls les crédits consacrés à l'emploi devraient être relevés, les dépenses de l'Etat baissant globalement de 1,5 milliard d'euros.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.