bercy, la défense et l'ecologie à la diète en 2015
bercy, la défense et l'ecologie à la diète en 2015 © reuters

La dette de la France a franchi mardi, pour la première fois, les 2.000 milliards d'euros, et c’est dans ce contexte que le gouvernement a présenté, mercredi matin, son budget pour 2015 qui ne se semble pas pouvoir parvenir à juguler les déficits, malgré la volonté que l’Etat restreigne ses dépenses.

Le budget prévoit en effet une économie de 7,7 milliards d'euros auxquels s’ajoutent 3,7 milliards sur la dotation qui aurait dû être versée aux collectivités locales.

Le gouvernement ne table plus désormais que sur une croissance de 0,4% en 2014 et de 1% en 2015 ce qui complique sérieusement la possibilité de tenir ses promesses à Bruxelles de ramener son déficit structurel à zéro ou presque dès 2017.

Un budget 2015 qui tente de ménager la chèvre et le chou : aides aux entreprises, notamment le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi et baisse de certaines taxes sur les sociétés, pour tenter d’enrayer le chômage, mais aussi soulager les ménages par la suppression de la première tranche d’imposition sur le revenu. Neuf millions de contribuables devraient en bénéficier.

Coté hausses, la plus remarquée est celle du diesel. Deux centimes par litre, mais le gouvernement précise que cette taxe n’est pas destinée à remplir les caisses de l’état mais à se substituer à l’écotaxe.

A noter, également, la redevance qui augmente de trois euros. Cette augmentation est destinée à compenser la baisse de la dotation de l'Etat au secteur de l'audiovisuel public de 35,2%.

Les explications de Bruce de Galzain et d'abord concernant le déficit :

►►► POUR EN SAVOIR PLUS | Très cher timbre

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.