Yuriy Kosiuk est le plus gros producteur de volaille ukrainien. Il doit détailler son plan de reprise du volailler Doux ce mercredi devant le Comité central d'entreprise.

Yuriy Kosyuk candidat à la reprise des volailleries Doux
Yuriy Kosyuk candidat à la reprise des volailleries Doux © AFP / Vladimir Shtanko / ANADOLU AGENCY

Yuriy Kosiuk, patron de MHP, est toujours en discussions pour la reprise de Doux, avec une restructuration à la clé. Mais il conteste vouloir supprimer 550 des 1 200 postes du volailler, comme la presse l'a indiqué mi-mars. 

Le groupe Doux, qui a été placé en redressement judiciaire en 2012 après avoir supprimé près d'un millier d'emplois, perd, selon son actionnaire majoritaire Terrena, entre 35 et 36 millions d'euros par an. MHP est à ce jour le seul repreneur intéressé.

Un milliardaire proche du pouvoir

Le patron de MHP, Kosiuk, est classé par le magazine Forbesparmi les milliardaires de la planète. Il est le fondateur de la plus grosse entreprise agroalimentaire ukrainienne, MHP. Sa fortune est estimée à 1,3 milliard d'euros. Il est le cinquième ukrainien le plus riche.

Après avoir importé des meubles et du pétrole, il se lance dans les céréales après la fin de l'URSS et débute la volaille en 1998 avec dix employés. MHP produit aujourd'hui un demi-million de tonnes de poulet par an sur 250 000 hectares, soit l'équivalent de 40 % de toute la production française !

Kosiuk est l'actuel directeur adjoint de cabinet, du président ukrainien Petro Porochenko, en charge des opérations militaires. 

Son entreprise représente un tiers du marché avicole ukrainien. En 2017, elle a généré 1,3 milliard de dollars de chiffre d'affaires. 

Une première tentative infructueuse

En 2012, Kosiuk avait déjà tenté de reprendre un site de Doux, celui de Graincourt dans le Pas-de-Calais. Mais au dernier moment, il avait jeté l'éponge,  mettant en avant le mauvais état des locaux. 254 salariés avaient alors perdu leur emploi. 

L'objectif de MHP est de s'étendre en Asie et au Moyen-Orient, d'où son intérêt pour le site Doux qui envoie la quasi totalité de sa production de poulets congelés vers le Moyen-Orient.

Le gouvernement promet de s'engager

Édouard Philippe a rassuré mi-mars :

L'État sera au soutien du volailler Doux si un projet de reprise crédible.

"Si nous arrivons à construire un projet de reprise crédible, commercialement, socialement, économiquement, qui permette au plus grand nombre de sites et de salariés d'être repris durablement, évidemment l'État sera au soutien", avait déclaré le Premier ministre.

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