Depuis ce vendredi, la capitale compte désormais douze palaces. Le dernier vient tout juste d'ouvrir avenue Kléber à Paris. C'est le premier hôtel luxueux du groupe hongkongais Peninsula en Europe.

Hotel Crillon
Hotel Crillon © Maxppp

Entre les rachats et les travaux l'offre des palaces à Paris à fortement augmentée. DIdier Arino, directeur du cabinet Protourisme, estime qu'en quinze ans "l'offre s'est accrue de 50%", faisant passer de "1400 chambres à 2100 chambre sur cette période". "C'est énorme" ajoute-t-il.

Selon Didier Arino, cette offre est beaucoup trop importante. "Dès que l'hötel de Crillon et le Ritz rouvriront, on va se retrouver avec le nombre maximum en capacité d'être absorbé par le marché" s'alarme-t-il, précisant que jusqu'ici, "le marché des palaces était un marché sans concurrence".

Des ajustements pour de nouvelles clientèles

Pour répondre aux besoins de ces nouveaux clients en provenance d’Asie ou du Proche Orient, les « anciens » se mettent au goût du jour. Le Crillon, propriété saoudienne depuis 2010, et le Ritz, qui appartient à l’homme d’affaires égyptien Mohamed Al-Fayed, se sont tous les deux lancé dans de gros travaux de rénovation. Ils devraient rouvrir leurs portes à l’automne 2015.

Mais ces travaux sont également réalisés pour contrer l’arrivée de nouvelles chaînes asiatiques, réputés pour la qualité de leur hôtellerie. En à peine un an, trois palaces asiatiques ont vu le jour: Le Royal Monceau en octobre 2010, le Shangri-La en décembre 2010 et le Mandarin oriental en juin 2011.

Qui sont les propriétaires de ces palaces parisiens, et pourquoi dépensent-ils des centaines de millions d'euros pour s'installer sur ce marché. Le reportage de Florian Vautrin:

A noter que dans ces deux palaces, le prix de la chambre varie de 655 euros pour le Fouquet's, à 1095 euros pour le Peninsula. La suite la plus chère se trouve au Plaza Athénée, avenue Montaigne, pour la modique somme de... 27 000 euros!

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