C'est une info France inter. La mairie de Paris souhaite encore durcir la législation concernant les plateformes de type Airbnb.

Louer son appartement 120 jours,  soit 4 mois par an,  c'est ce que la loi autorise aujourd'hui.
Louer son appartement 120 jours, soit 4 mois par an, c'est ce que la loi autorise aujourd'hui. © AFP / Sascha Steinach

Alors qu'aujourd'hui vous pouvez louer votre appartement jusqu'à 120 jours par an à la Mairie de Paris, certains veulent aller beaucoup plus loin. Pourquoi ne pas diviser carrément ce plafond par deux ? L'idée commence visiblement à faire son chemin.

Louer son appartement 120 jours, soit 4 mois par an, c'est ce qu'autorise aujourd'hui la loi au niveau national. Un plafond trop permissif pour Ian Brossat, adjoint au maire de la ville de Paris qui y voit un souci, notamment dans la capitale où des milliers de logements sont ainsi loués un tiers du temps et laissés vides le restant de l'année.

90, voire même 60 nuitées

Il faudrait donc abaisser le plafond mais reste à savoir quel serait le bon chiffre. Dans les couloirs de l'Hotel de Ville, on hésite, nous dit-on. On évoque 90, voire même 60 nuitées. Même si descendre à 60 jours de locations, comme le voudraient certains, parait difficile. 60, "ça semble quand même un peu bas", reconnait un collaborateur au cabinet d'Anne Hidalgo.

La maire de Paris, dont la première mission si elle veut abaisser le seuil dans la capitale sera, quoiqu'il en soit, d'obtenir avant toute chose une autorisation au plus haut sommet de l'Etat. Les villes n'ont aujourd'hui pas la main en la matière. Anne Hidalgo compte profiter d'une communication sur le logement prévue en conseil des ministres le 13 septembre pour demander à ce que les villes puissent avoir le droit de décider elles-même de leurs seuils.

20 000 logements partis vers les plateformes

Par ailleurs, la ville de Paris souhaiterait faire adopter d'autres mesures sur le sujet. L'une des plus dissuasives serait l'obligation faite aux particuliers qui souhaitent louer leurs appartement en Airbnb à obtenir l'accord de sa copropriété. Une autre proposition consisterait à responsabiliser les plateformes, en sanctionnant celles qui publient des annonces sans numéro d'enregistrement.

Selon la mairie de Paris, 20 000 logements partis vers les plateformes auraient disparu du marché traditionnel en 5 ans.

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