Un rapport prévoit de supprimer 11.000 postes à la SNCF
Un rapport prévoit de supprimer 11.000 postes à la SNCF © Radio France

Commandé à un cabinet externe, le document a été présenté ce mardi lors d'un Comité central d'entreprise extraordinaire. Il propose de supprimer 11.000 à 13.000 postes d'ici 2020 dans le groupe ferroviaire. C'est trois fois plus que sur les cinq dernières années.

Ce n'est pas le premier rapport demandé par la SNCF pour appréhender au mieux la réforme ferrovaire, adoptée l'an dernier. En effet, depuis le 1er janvier 2015, la SNCF et RFF (Réseau ferré de France) ont fusionné. Il s'agit de faire face à un contexte difficile : libéralisation du marché des autocars, ouverture à la concurrence, restriction des investissements subventionnés.Le nouveau rapport, élaboré par le cabinet Secafi, va plus loin qu'un précédent document, rédigé par le cabinet Degest et qui prévoyait 9.000 suppressions de postes. Il prévoit 8.000 suppressions de postes d'ici à 2020 chez "SNCF Mobilité" et 3.000 à 5.000 à "SNCF Réseau", soit 11.000 à 13.000 dans les deux établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic), qui seront chapeautés par l'Epic "SNCF".Le groupe compte actuellement un peu plus de 150.000 salariés. Lors de précédentes déclarations, le PDG du groupe Guillaume Pépy avait démenti les chiffres présentés et avait assuré parier sur "une SNCF en croissance".

Des lignes en moins

Par ailleurs, les deux rapports se rejoignent sur un point : la fermeture de 7.500 à 15.000 km de lignes . "Tout est attaqué. De fait est posée aussi la question de l'avenir des lignes capillaires", affirme Céline Simon, de la CGT-Cheminots, syndicat qui a dénoncé une réforme ferroviaire menée "à la hussarde" et la recherche d'économies.Secafi préconise aussi de mettre en place "au plus vite" une véritable politique de prévision et de gestion des emplois. Les négociations à ce sujet doivent s'ouvrir prochainement. Pour son analyse, le cabinet s'est appuyé sur une hypothèse de dette à 56,7 milliards d'euros en 2020 contre 45 en 2014. Pour parvenir à cet objectif, il prévoit 4,8 milliards d'euros d'effort sur la productivité interne : 2,5 milliards d'économies espérées de sa fusion avec RFF et 2,3 milliards des divers plans de réduction des coûts engagés.

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