[scald=36345:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé mercredi 12 milliards d'euros d'économies et de recettes supplémentaires pour 2011 et 2012 afin de tenir son objectif de réduction du déficit public malgré le ralentissement de la croissance économique.

Le Premier ministre François Fillon a ainsi annoncé l'abaissement des prévisions de croissance gouvernementales à 1,75% pour 2011 et 2012, au lieu de respectivement 2% et 2,25%, des prévisions qui étaient devenues supérieures à celles de nombreux économistes.

"Le réalisme nous conduit à ajuster les hypothèses de croissance", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Pour 2012, la prudence est encore davantage de rigueur."

Les nouvelles mesures doivent rapporter un milliard d'euros en 2011 et 11 milliards en 2012. Une annulation de crédits de 500 millions d'euros en 2011 a également été annoncée pour compenser des dépenses exceptionnelles déjà engagées.

Le Premier ministre a durci l'objectif de déficit public pour la fin 2012 à 4,5% du PIB au lieu de 4,6% auparavant et confirmé le déficit de 5,7% prévu pour 2011. La France s'est engagée à ensuite ramener le déficit à 3% en 2013 et 2% en 2014.

Parmi les mesures annoncées, une contribution "exceptionnelle" de 3% sur les plus hauts revenus (revenu fiscal de 500.000 euros et plus), qui sera en vigueur jusqu'à ce que le déficit soit ramené à 3% du produit intérieur brut, soit fin 2013 selon les engagements français.

Son produit est estimé à 200 millions d'euros en 2012.

François Fillon a annoncé une nouvelle étape de réduction des niches fiscales en 2012, une hausse des taxes sur le tabac, l'alcool et les sodas ainsi que l'intégration des heures supplémentaires dans le calcul des allègements généraux de charges.

Pour l'année 2011, la limitation du report des déficits des entreprises sur leur impôt doit rapporter 500 millions d'euros et une hausse de 1,2% des prélèvements sociaux sur les revenus du capital 200 millions.

La suppression d'un abattement dérogatoire sur les plus-values immobilières doit rapporter 200 millions cette année et la suppression d'une exonération de taxe sur des conventions d'assurance 100 millions d'euros.

La hausse de 6% du prix du tabac doit elle rapporter 100 millions dès cette année.

Jean-Baptiste Vey et Marc Angrand, édité par Yves Clarisse

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