Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a accueilli ce jeudi en Chine un train de fret qui relie Lyon à Wuhan depuis près d'un an.

Le train de fret lors de son 1er voyage entre Wuhan et Lyon en avril 2016
Le train de fret lors de son 1er voyage entre Wuhan et Lyon en avril 2016 © Maxppp / Nicolas Liponne/Wostok Press

C’est une nouvelle route de la soie qui s’est ouverte en avril 2016 entre la France et la Chine. Une ligne ferroviaire permet de relier Lyon à Wuhan (est de la Chine), en quinze jours. Jusqu’alors, les marchandises voyageaient par bateau, soit un temps de parcours trois fois plus long. "Une alternative économique et environnementale intéressante", salue la région Nouvelle-Aquitaine alors que 17 000 bouteilles de vin, principalement de cette région, viennent d’être acheminées en Chine, par le fret ferroviaire. Le train arrivé ce jeudi à Wuhan transportait également des pièces électroniques et des pièces détachées d’automobile.

Depuis bientôt un an, un train rempli de marchandises françaises part en direction de la Chine une fois par semaine, quand deux trains en provenance de Chine arrivent à Lyon. Pour Matignon, il est nécessaire de faire connaître cette liaison aux entreprises françaises pour rectifier le déséquilibre.

3 500 dollars par conteneur pour le fret ferroviaire

Si le train est plus rapide, il est aussi plus coûteux que le bateau. Il faut compter 3 500 dollars par conteneur, ce qui représente environ le triple du transport par voie maritime. Mais pour le Premier ministre, il s’agit-là d’une liaison "stratégique" car elle "renvoie à l’intensification des échanges entre l’Europe et la Chine, dans le cadre d’une relation de réciprocité, d’équilibre et d’intérêts communs". Bernard Cazeneuve croit en la capacité de cette nouvelle ligne pour le commerce français, "nos produits peuvent être acheminés jusqu’à la Chine avec une potentialité et un développement pour des entreprises très considérables", a-t-il ajouté.

Une nouvelle route de la soie de 11 300 kilomètres

Au total, le train parcourt 11 300 kilomètres et traverse l’Allemagne, la Pologne, la Russie, le Kazakhstan et la Chine. Une rupture de charge, c’est-à-dire que les marchandises sont changées de wagon, est nécessaire à la frontière entre le Kazakhstan et la Chine car les écarts entre les rails sont différents.

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Par Dominique André
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